LES HOMMES POLITIQUES CAUSENT LE REPORT DU DIALOGUE NATIONAL AU 8 AVRIL
Les hommes politiques se sont encore distingués négativement ce 3 avril 2024, à Libreville. Mués par les vieux réflexes, ils se sont tous rués au panel politique. Ce qui a causé un engorgement incroyable et une nouvelle déception du CTRI. Face à ce désordre, le Comité de transition pour la restauration des institutions a été obligé de reporter cette assise à lundi 8 avril 2024.
“C’est le CTRI qui a convoqué les travaux. C’est le CTRI qui vous a invités. Permettez au CTRI de mettre en place son dispositif organisationnel pour le bon déroulement des travaux”,
a clarifié Murielle Minkoue Mezui, Epouse Mintsa-Mi-Owono, ministre de la Réforme des institutions.
“Les partis politiques sont au nombre de 104. C’est déséquilibré. S’ils vont tous au panel politique, il va y avoir un engorgement sur ce panel. Un homme politique a vocation à régler les problèmes de santé. On peut l’inscrire au panel de santé. Il peut régler les problèmes des jeunes. Il peut valablement aller dans les autres panels. Un militaire doit se retrouver au panel politique”.
“Si le panel politique prend 104, soit un sixième des commissaires, on va avoir des problèmes pour les autres panels. Nous connaissons les profils des uns et des autres. C’est sur la base de ces profils que nous allons proposer le déploiement de manière équitable, les différents comités et des différents hommes politiques”.
Elle a confirmé le report au lundi 8 avril à 9 heures.
“Je vous dis, venez lundi, il y aura la plénière lundi. Cela va être enregistré au journal officiel”.
Elle a souligné que le CTRI veut une répartition équilibrée selon les profils et selon les panels et les rubriques.
“Tout le monde veut s’inscrire au panel politique. Et après il n’y aura plus personne au sein des autres panels. Les populations autochtones doivent être répartis dans tous les panels par exemple. Ils ont des problèmes éducationnels, les autochtones ont des problèmes infrastructurels, ils ont des problèmes de santé. Il doit y avoir des autochtones dans tous ces différents panels. C’était pour éviter cet engorgement, le report est valable”.
Le CTRI veut éviter les déboires précédents où les hommes politiques ont fait la pluie et le beau et conduit le pays à la dérive. Ils ont mené la danse et le résultat a été négatif.
“Les panels liés aux questions sociales doivent être répartis de manière équitable. Nous avons vu ce qui s’est souvent passé au cours des concertations précédentes. Nous avons vu à quoi nous avons abouti. Nous ne voulons plus vivre les mêmes situations. Il faut que les Gabonais que les choses soient organisées de manière différente”,
a-t-elle soutenu.
Les hommes politiques doivent penser à un règlement global des questions
“Nous sommes là pour reconstruire le pays. Il n’y a plus de paysage politique. Il y a des politiques au Parlement, certes, mais ils ne sont pas au Parlement avec l’étiquette politique. Ils ne sont pas au Parlement en tant que majorité ou opposition”,
a poursuivi la ministre, appuyant l’idée selon laquelle les hommes politiques doivent plus penser à la conquête du pouvoir pendant le dialogue. Les hommes politiques ne doivent plus penser tête baissée rien qu’à la politique. Ils doivent avoir une vision globale du règlement des problèmes du Gabon. Et non une vision étriquée et politique du futur du Gabon. Elle a appelé les hommes à changer de paradigmes et à avoir un sursaut d’orgueil. Il n’y a pas que les problèmes politiques qui doivent être réglés. L'ancien format a montré ses limites. Le CTRI veut rabattre les cartes.