«LA ROUTE KOUGOULEU-MEDOUNEU PAS PRIORITAIRE DEVANT OVAN-MAKOKOU»
Les populations de Medouneu, de Sam et de Bibasse ont plusieurs fois lancé des cris de détresse sur l’état de dégradation avancé des axes reliant leurs localités. Elles avaient utilisé tous les canaux médiatiques possibles et contacté les plus hauts responsables afin d’atténuer leur martyre. L’ancien régime avait fait la sourde oreille. Le ministre des Travaux publics Flavien Nzengui Nzoundou, qui n’a pas la langue dans sa poche, a répondu à ce que beaucoup ignoraient. «Il y a des critères d’éligibilité des routes. Devant deux routes, quels sont les critères qui permettent qu’on choisisse une en priorité et pas l’autre ? La route de Medouneu est une route de deuxième catégorie qui relie les localités provinciales entre elles. Elle ne relie pas directement sa province à Libreville. Elle ne peut pas être prioritaire par rapport à la route Ovan Makokou. Tout le monde veut absolument avoir tout à ses pieds. C’est-à-dire c’est ma route qui doit être prioritaire par rapport à celle de l’autre », a expliqué le membre du gouvernement. Selon lui, il faut dire aujourd’hui dire aux populations qui vivent entre Kougouleu et Medouneu, et Medouneu, Sam Bibasse, qu'elles sont gabonaises mais qu’elles doivent aussi reconnaître que les populations d’Ovan-Makokou sont des Gabonais. « Nous, à notre niveau, pour bitumer une route, Ovan-Makokou est prioritaire par rapport à Kougouleu-Medouneu, cela il faut le dire clairement. Il s’agit de relier Libreville aux capitales provinciales d’abord» .
Le choix entre une route de première catégorie et de une autre de deuxième catégorie est vite fait
Pour le ministre, au niveau du Woleu-Ntem, c’est Oyem-Libreville qui est prioritaire, ce n’est Medouneu. « C'est cela, l’analyse et elle est intellectuellement objective. si vous avez 2 enfants, un enfant qui est au CP2 et l’autre qui est en classe d’examen, et que vous avez 1000 f cfa vous priorisez qui ? », a-t-il précisé en français facile. L'administration gabonaise est actuellement confrontée à plusieurs cas d'urgences. Les choix vont forcément faire des mécontents. En somme, gouverner c'est choisir.