GABON: UN GABONO-ÉCOSSAIS ACCUSÉ DE FAUX ET USAGE DE FAUX
L’étau se resserre autour du Gabono-écossais Lee White. L’ex-ministre des Eaux et Forêts du Gabon, a été placé en résidence surveillé en compagnie de trois de ses collaborateurs à savoir le directeur général des forêts, Ghislain Moussavou, le conseiller financier et ancien directeur financier de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), Jean Guy Diouf, et de l’inspecteur général adjoint des services des eaux et forêts, Ghislain Aimé Boupo.
Ils ont été présentés devant le juge instructeur de la Cour spéciale criminelle, le 4 octobre 2023. De source judiciaire, plusieurs faits leur sont reprochés: détournement de fonds publics, faux et usage de faux, concussion, association de malfaiteurs, violation de procédures d’attribution des permis forestiers, complicité d’exploitation illégale de bois, enlèvement des pièces et blanchiment des capitaux.
Des faits punis par les articles 115, 117, 127, 141, 193, 194, 200 et 380 du Code de procédure pénale en vigueur en République gabonaise.
L’Opération Dignité continue de faire des vagues
Une longue de liste de chefs d'accusation qui montre à quel point l’homme d’origine britannique était un bandit à col blanc.
Cette arrestation rentre dans le cadre de l’opération “Dignité”, lancée par le Comité de transition pour la restauration des institutions (CTRI).
Une opération qui a pour but de juger les responsables administratifs qui sont impliqués dans les détournements des fonds publics et dans les malversations financières.
Arrivé au Gabon, à la fin des années 1980, le Britannique a été naturalisé gabonais quelques années plus tard.