LES DERNIÈRES MODIFICATIONS DE LA LOI ÉLECTORALE DEVANT LA COUR CONSTITUTIONNELLE
Les personnalités indépendantes membres de la Plateforme Alternance 2023, ainsi que les membres de la société civile engagée pour le changement ont saisi ce lundi 17 juillet la Cour constitutionnelle en vue de l'annulation de la dernière modification de la loi électorale qui vise la suppression des enveloppes accolées et la représentation des candidats dans les bureaux de vote.
Désapprouvant la manière dont les lois se font et se défont en «catimini», les membres d’Alternance 2023 et alliés accusent les législateurs et le gouvernement de triturer des lois pour faciliter des actes de fraude. «Un tripatouillage électoral», un comportement digne d’une «République bananière».Les signataires de cette nouvelle requête déposée sur la table de Marie-Madeleine Mborantsuo sont : Justine Judith Lekogo, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, Jean Valentin Leyama, Ndong Obiang François, Okemvele Nkogho Edmond, Jocktane Mike, Barro Chambrier Hugues Alexandre, Paulette Missambo et Raymond Ndong Sima.
Le CGE en campagne d'explication
Dans la foulée, les membre du bureau du Conseil gabonais des élections ont face à la presse nationale et internationale, présenté les conditions de mise en oeuvre de cette nouvelle mesure arguant que celle -ci vise avant tout à lutter contre un taux certain d'absention face à la file d'attente lors des votes. Pour le CGE, il s’agit d’une amélioration pratique des articles 15; 76; 79 et 104 du code électoral gabonais.Notons qu'à ce jour, 20 candidats sont déjà sûrs de prendre part à la présidentielle, leurs candidatures ayant été retenues puisque répondant à toutes les exigences.Si le président du CGE, Michel Stéphane Bonda n’a pas précisé les noms des candidats dont les dossiers ont été validés, préférant attendre la publication de la liste officielle d’ici au 26 juillet prochain.