RCA : UNE CONSTITUTION QUI FAIT DU BRUIT
Quelques jours après la signature d'un décret signé par le Président Faustin Archange Touadéra, pour la création d'un comité chargé de rédiger un projet de Constitution en Centrafrique, plusieurs contestations fusent de partout.
Le comité de rédaction du projet de Constitution centrafricaine devra remettre le texte au président Faustin Archange Touadera dans un délai de trois mois.
Le rôle du comité
La création d’un comité chargé de rédiger un projet de Constitution en République centrafricaine le 26 août 2022 vise à moderniser le texte constitutif de l’État, selon des observateurs.
L’organe qui se veut inclusif se compose de 53 membres, représentants tous les courants d’opinion qui cohabitent dans le pays indique le décret présidentiel .
Comment fonctionne cette modification ?
La modification de la Constitution du 30 mars 2016 se fera par voie référendaire selon un calendrier qui n’est pas encore défini. Le choix du référendum comme mode d’adoption ou de rejet d’une nouvelle loi fondamentale découle de l’incompétence de l’Assemblée nationale. En effet, des experts révèlent que la réforme constitutionnelle n’est possible que par adoption de l’Assemblée nationale et du Sénat (qui n’est pas encore opérationnel) ou encore par le vote de l’ensemble de la population centrafricaine.
Une Nouvelle constitution qui fait du bruit
Depuis l'annonce du changement de Constitution en RCA plus de 500 personnes de la société civile et des partis politiques de l’opposition centrafricaine ont exprimé leur mécontentement.
Parmi eux, on note l’opposant Anicet-Georges Dologuélé, leader de l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA).
“ Sur le terrain de l’UCATEX, nous avons dit haut et fort NON à la modification de la constitution du 30 mars 2016 ou à la rédaction d'une nouvelle Constitution ”.
Une vingtaine de partis politiques et d'organisations de la société civile ont même décidé de créer un « Bloc républicain » qui a pour objectif de contester le projet de changement de la Constitution de 2016 de la Centrafrique.
Rappelons que La loi fondamentale centrafricaine actuelle interdit au président Touadéra de briguer un troisième mandat en 2025.