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GABON / ÉCONOMIE : LUTTE CONTRE LA VIE CHÈRE

GABON / ÉCONOMIE : LUTTE CONTRE LA VIE CHÈRE
Au Gabon l'ouverture des travaux sur les assises nationales sur la vie chère a tenue toute ses promesses avec la présence des opérateurs économiques, des associations des consommateurs et des syndicats des importateurs venus trouver des solutions afin de baisser le coût du panier de la ménagère.

Les produits alimentaires, les transport,le logement..Toutes ces choses coûte très  cher de nos jours au Gabon, a déclaré le Premier Ministre.




 « Ne faites pas la théorie, soyez pratiques » 




a émis comme volonté le Premier Ministre à  ceux qui étaient présents aux assises les mettant face à leurs responsabilités vis à vis de l'organisation de ce  grande rendez-vous.



L'équation semble élevée . Au Gabon plus  de 90%des produits consommés sont importés alignés à des taxes pas souvent maîtrisé par la population de base.




« Les commerçants vendent cher parce qu'ils achètent cher, c'est aussi simple que ça. S'ils achètent moins cher, ils vendront moins cher. C'est la loi du marché »




Début janvier, René Ndemezo’o Obiang a été nommé ministre de la Lutte contre la vie chère. Aujourd’hui, il a fait part de son optimisme.




« Quelque soit le contexte international, il revient à chaque pays de faire preuve d'ingéniosité pour résoudre au mieux les problèmes qui posés à son propre peuple. Il y a tout un ensemble de problème qu'il faut régler pour que la vie soit meilleure, la vie soit moins difficile et que le Gabon aille toujours de l'avant. » 




En préparation de la rencontre à Libreville , les populations des provinces ont également été consultées à l’occasion des assises provinciales. Leurs recommandations figureront dans le document final de la rencontre nationale.



 



Comment anesthésier les prix sur le marché?



La guerre en Ukraine n’a pas encore fini d’impacter l’économie mondiale. Le pétrole se vend toujours cher. Les coûts de production industrielle ou agricole restent élevés. Le transport mondial des marchandises n’est pas épargné par l’inflation…



Comment le Gabon qui importe plus de la moitié des biens de consommation courante réussira-t-il à anesthésier les prix sur le marché ?



L’idéal serait de booster immédiatement la production locale. Or dans son discours d’ouverture, le Premier ministre, Alain Claude Bilie By Nze a avoué que les produits locaux coûtent généralement plus chers que les produits importés.



L’alchimie à faire est donc compliquée. Libreville a déjà misé sur les exonérations des taxes pour plusieurs produits alimentaires importés. C’est le cas des produits carnés, du riz, du lait et des conserves. Il faut ajouter le blocage des prix à la pompe pour les produits pétroliers, au grand-dame du FMI, un des principaux bailleurs du fonds du pays.Loin de profiter à l’économie nationale, ces exonérations favorisent les importations, donc enrichissent les pays d’origine de ces produits dont la qualité laisse souvent à désirer.



L’idéal serait de subventionner la production locale comme c’est le cas dans les pays développés. Au Gabon, c’est là où le bas blesse.

Par LINA WM

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