CGE : LA LÉGITIMITÉ DU NOUVEAU PRÉSIDENT REMISE EN QUESTION
Lors de l'élection présidentielle de 2016, les résultats officiels et diffusés par voie de presse ont donné le candidat du Parti Démocratique Gabonais, Ali Bongo Ondimba, vainqueur face à Jean Ping, candidat de l'opposition. Sept ans après, et tandis que Jean Ping revendique toujours la victoire, Alain-Claude Bilié-By-Nze, Premier Ministre du Gabon, de passage à Paris, a donné une interview à RFI et France 24 dans laquelle il revient sur un pan de l'élection de 2016, la transparence.
Bilie-By-Nze accuse les observateurs de l’Union Européenne pour 2016
Et à la question de savoir si l'absence des observateurs de l’Union Européenne lors de la prochaine élection présidentielle pourrait être un facteur de non transparence, Alain Claude Bilie-By-Nze indique que:
"En 2016, ces observateurs ont contribué à aggraver la situation par des déclarations intempestives et ne tenant pas compte des réalités, Mais cela n’aggravera rien, car on va organiser une élection transparente".
Pourtant le Premier Ministre gabonais s'est bien gardé de commenter les vidéos et les images de nombreux compatriotes qui ont été tués, dont les noms sont connus et sur lesquels la justice gabonaise ne s'est jamais prononcée, prétextant ne prendre en compte que le nombre de morts officiels.
Le CGE dirigé par le PDG
Au terme d’un scrutin qui s’est déroulé le vendredi 10 février 2023 au siège de l’institution à la Cité de la démocratie, c’est Michel Stéphane Bonda, ancien Ministre Délégué aux Eaux et Forêts qui a succédé à Moïse Bibalou Koumba après avoir récolté 8 des 10 voix exprimées.
Ancien ministre et conseiller d’Ali Bongo, ce journaliste de formation, était également membre du Parti Démocratique Gabonais (PDG) avant cette période électorale au CGE. Il a jusqu'à preuve du contraire, occupé le poste de président de la communication provinciale du Parti Démocratique Gabonais dans l'Ogooué-lolo. Son lien avec le Parti Démocratique Gabonais est plus que évident. Dès lors, comment espérer une élection présidentielle transparente et apaisée ? Telle est la question qui taraude l'esprit des obervateurs politiques et de la société civile au Gabon.