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TAXES AÉRIENNES, FLYGABON RÉCLAME DES AJUSTEMENTS

TAXES AÉRIENNES, FLYGABON RÉCLAME DES AJUSTEMENTS
Nouvelle tension dans le transport aérien gabonais. La compagnie nationale FlyGabon met en pause la redevance R4 et appelle à des clarifications sur la réforme fiscale.

Le secteur aérien gabonais entre dans une zone de turbulences. La compagnie nationale FlyGabon a décidé de suspendre temporairement la collecte de la redevance passager R4, une mesure qui relance le débat sur l’impact de la nouvelle fiscalité appliquée au transport aérien.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par l’entrée en vigueur de nouvelles dispositions fiscales prévues par la Loi de finances rectificative 2026. Celles-ci introduisent notamment l’élargissement de la redevance R4 à plusieurs plateformes aéroportuaires du pays, ainsi que de nouvelles charges sur les activités aériennes.


FlyGabon demande des éclaircissements sur l’application des nouvelles taxes


À travers cette suspension, la compagnie nationale affirme vouloir obtenir des précisions sur les modalités pratiques de cette réforme. FlyGabon estime que l’application de ces nouvelles mesures, sans concertation approfondie, pourrait avoir des conséquences directes sur le prix des billets et sur le pouvoir d’achat des passagers.
L’entreprise précise toutefois qu’elle ne rejette pas l’ensemble du dispositif fiscal. Elle indique continuer à appliquer certaines obligations, notamment la TVA de 18 % sur les vols domestiques, tout en appelant à un dialogue avec les autorités compétentes concernant la redevance R4.


Le coût des billets au cœur des inquiétudes


Pour FlyGabon, l’accumulation des prélèvements fiscaux et des taxes aéroportuaires pourrait fragiliser davantage un secteur déjà confronté à des défis importants. La compagnie évoque le risque d’une hausse significative des tarifs sur certaines liaisons nationales et régionales.
Une augmentation des prix qui pourrait limiter les déplacements des populations, particulièrement celles reliant Libreville aux différentes provinces, mais aussi réduire l’attractivité du Gabon auprès des voyageurs et des investisseurs.


Un débat sur l’avenir du transport aérien gabonais


Au-delà de la seule redevance R4, cette controverse pose une question plus large : celle de l’équilibre entre financement public et compétitivité du transport aérien.
Si les nouvelles taxes doivent permettre de mobiliser des ressources pour moderniser les infrastructures aéroportuaires et renforcer la sécurité aérienne, les opérateurs du secteur redoutent qu’une pression fiscale trop élevée ne produise l’effet inverse en freinant la demande.


L’État face à un choix stratégique


Pour les autorités, l’enjeu est désormais de concilier deux objectifs : garantir des recettes nécessaires au développement du secteur tout en maintenant des tarifs accessibles aux usagers.
La suspension de la collecte de la R4 par FlyGabon ouvre ainsi une période de discussions entre la compagnie, l’administration fiscale et les acteurs de l’aviation civile. L’issue de ce dialogue pourrait définir les contours de la future politique aérienne du Gabon.

Par ANGUE

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