DIFFÉREND FRONTALIER GABON-GUINÉE ÉQUATORIALE : LA COUR CONSTITUTIONNELLE APPELLE LES MÉDIAS À UN TRAITEMENT RESPONSABLE
La Cour constitutionnelle sensibilise les médias
La Cour constitutionnelle a réuni, au Palais de la Constitution, les responsables des principaux médias publics en présence des membres de la Haute Autorité de la Communication (HAC). Cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la mission de régulation des institutions prévue par l'article 113 de la Loi fondamentale.
Présidée par Dieudonné Aba'a Owono, également président de la Commission nationale chargée du suivi du différend frontalier entre le Gabon et la Guinée équatoriale, la séance a rassemblé les représentants de L'Union, de l'Agence gabonaise de presse (AGP), de Gabon 1ère et de Gabon 24.
Un accent mis sur l'Accord d'Addis-Abeba
Les échanges ont porté sur l'Accord d'engagement conjoint signé le 28 juillet à Addis-Abeba, sous l'égide de l'Union africaine. Ce document fait suite à l'arrêt rendu le 19 mai 2025 par la Cour internationale de Justice.
Les autorités ont précisé que cet accord ne constitue pas une application immédiate de la décision judiciaire. Il instaure plutôt un cadre de concertation destiné à permettre aux deux États de définir, dans un esprit de dialogue, de bonne foi et de coopération, les modalités de sa mise en œuvre conformément au droit international.
Vérifier les faits avant toute publication
Face à la sensibilité du dossier, Dieudonné Aba'a Owono a invité les professionnels des médias à renforcer la vérification des informations, à privilégier les sources officielles et à éviter toute diffusion susceptible d'alimenter des interprétations erronées.La Haute Autorité de la Communication a rappelé que la liberté de la presse s'accompagne d'une responsabilité particulière, notamment lorsqu'il s'agit de questions touchant à la souveraineté nationale.
Préserver l'intérêt supérieur de la Nation
Le président de la Cour constitutionnelle a réaffirmé sa disponibilité à fournir aux médias les éclairages nécessaires au fil de l'évolution des discussions entre les deux pays.Il a souligné qu'une information rigoureuse, exacte et conforme aux faits demeure essentielle pour préserver la paix sociale, renforcer la crédibilité des institutions et défendre les intérêts supérieurs de la Nation.
Enfin, les autorités ont rappelé que la signature de l'Accord d'engagement conjoint reflète la volonté du président Brice Clotaire Oligui Nguema et de son homologue équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, de poursuivre le dialogue sous l'égide de l'Union africaine, dans le respect des intérêts souverains des deux États.