BAONGLA ARRÊTÉ
Selon des sources de la gendarmerie, l'interpellation est intervenue sur la Route nationale n°3, alors que Georges-Gilbert Baongla se rendait à Limbé. Peu auparavant, il venait d'être impliqué dans un accident matériel de la circulation sur le tronçon Pouma-Édéa, hors agglomération. Les autorités précisent toutefois que cet accident n'était pas à l'origine de son arrestation.
Un avis de recherche exécuté
D'après une note opérationnelle de la gendarmerie datée du 20 juillet 2026, l'interpellation a été exécutée en application d'un avis de recherche n°000496/2-MRP/247/BFC du 12 mai 2026, émis par le Service central des recherches judiciaires (SCRJ).
« Les gendarmes indiquent toutefois que cet accident n’est pas à l’origine de son interpellation. Celle-ci aurait été exécutée en application d’un avis de recherche n°000496/2-MRP/247/BFC du 12 mai 2026, émis par le Service central des recherches judiciaires (SCRJ), dans le cadre d’une enquête portant notamment sur des faits présumés de cybercriminalité, de diffamation, de propagation de fausses nouvelles et d’autres infractions »
Selon des témoins, des hommes identifiés comme des gendarmes, encagoulés, ont procédé à son arrestation avant de le conduire vers les cellules du Secrétariat d'État à la Défense (SED), à Yaoundé.
Une interpellation sous tension
Selon un message porté des forces de l'ordre consulté par plusieurs médias, Georges-Gilbert Baongla aurait vigoureusement résisté à son interpellation, nécessitant l'intervention de plusieurs gendarmes. Une autre note indique que, lors de l'opération, il aurait contesté l'autorité des militaires et tenu mordicus à sa qualité revendiquée de « fils aîné du président de la République ».
« Georges Gilbert Baongla se serait opposé à l’intervention des éléments de la gendarmerie, en présence des responsables locaux du commandement. Le rapport indique qu’il aurait refusé de remettre ses téléphones portables aux enquêteurs et les aurait volontairement jetés au sol dans ce qui est présenté comme une tentative de destruction »
Le document précise qu'aux environs de 22 h 30, le véhicule transportant l'intéressé a quitté Édéa en direction de Yaoundé afin qu'il soit présenté au SCRJ pour les besoins de l'enquête.
Un personnage controversé
Âgé de 62 ans, Georges-Gilbert Baongla est au cœur d'une bruyante revendication de filiation au président camerounais depuis plus d'une décennie. Il n'en démords pas et a multiplié les déclarations tapageuses dans les médias, affirmant être le fils biologique de Paul Biya.
Ces derniers mois, il est également monté au créneau pour contester la filiation de Franck Biya, qu'il présente comme un fils adoptif du chef de l'État. Convoqué en avril dernier pour répondre de ces affirmations, il ne s'était pas présenté devant les enquêteurs, préférant réclamer des tests ADN entre lui-même, Franck Biya et Paul Biya.
Longtemps ignorée par les autorités, cette affaire a fait figure de tollé général et s'est propagée comme une tâche d'huile dans le débat public. Dans l'entourage de la famille présidentielle, Georges-Gilbert Baongla est qualifié d'« imposteur », tandis que cette nouvelle procédure judiciaire intervient dans un contexte politique particulièrement sensible, où les spéculations autour de la succession présidentielle continuent d'éclabousser le paysage politique camerounais.