C64 : TSHISEKEDI DOIT RECULER
« publiquement et définitivement »
à son projet de changement de la Constitution.
Une mise au point après la rencontre de Bujumbura
En ouverture de leur déclaration, Martin Fayulu, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund ont tenu à dissiper toute ambiguïté sur leur récente rencontre avec Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l'Union africaine, à Bujumbura. Les responsables de la C64 ont assuré que cette entrevue ne remettait nullement en cause leur engagement politique.
Selon eux, accepter cette invitation ne signifie ni négocier leurs convictions ni renoncer à leur combat en faveur de la défense de la Constitution et de l'État de droit.
Un préalable avant tout dialogue
La coalition a réitéré son exigence d'un abandon sans équivoque du projet de révision constitutionnelle.
« Il ne saurait être question de suspendre les actions citoyennes ni d’engager un dialogue tant que Monsieur Félix Tshisekedi n’aura pas renoncé publiquement et définitivement à son projet de changement de la Constitution qui divise la Nation et menace le pays de balkanisation. La décrispation politique exige également la libération des prisonniers politiques, la fin des poursuites judiciaires à caractère politique, le respect des libertés publiques et le rétablissement de l’État de droit »
a déclaré Jean-Marc Kabund.
Cap sur la marche du 22 juillet
La C64 a, par ailleurs, appelé la population à participer massivement à la marche prévue le 22 juillet, dont le Palais de la Nation demeure le point de chute. L'opposition affirme que cette mobilisation vise notamment à exiger la démission du président de la République.