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CAPITALE DE L’ÉCONOMIE SOCIALE

CAPITALE DE L’ÉCONOMIE SOCIALE
Pointe-Noire accueille le troisième regroupement francophone sur l'économie sociale solidaire.

Pointe-Noire, République du Congo. La capitale économique congolaise accueille, jusqu’au 10 juillet, le troisième regroupement technique francophone consacré à l’économie sociale et solidaire (ESS). Cette rencontre internationale réunit des représentants des collectivités territoriales, des experts et des partenaires venus de plusieurs pays francophones autour d’un objectif commun : renforcer le rôle des territoires dans la promotion d’une économie plus inclusive, créatrice d’emplois et tournée vers la jeunesse.


La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de Pierre Cebert Iboko Onanga, préfet du département de Pointe-Noire, représentant le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, ainsi que de nombreux responsables des collectivités locales.


Une plateforme d’échanges entre collectivités francophones


Placée sous le thème


« Co-construire des outils, recommandations et feuilles de routes territoriales de l’économie sociale et solidaire entre les collectivités territoriales et jeunesse »


cette rencontre rassemble des délégations venues de France, du Cameroun, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, de Madagascar, du Bénin, de la République du Congo et de la République démocratique du Congo.


Durant plusieurs jours, les participants prendront part à des ateliers techniques, des tables rondes animées par des spécialistes de l’espace francophone ainsi qu’à des visites de terrain destinées à mettre en lumière les initiatives solidaires développées dans la ville de Pointe-Noire.


Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du programme de coopération interrégionale


« Territoires francophones pour l’économie sociale et solidaire »


porté par l’Association internationale des régions francophones (AIRF).


L’économie sociale et solidaire, une réponse aux défis actuels


Pour la maire de Pointe-Noire, Evelyne Tchichelle Moe Poaty, l’économie sociale et solidaire constitue aujourd’hui un levier incontournable face aux multiples crises qui secouent le monde.


« Au regard des innombrables crises dont le monde fait face aujourd’hui, l’économie sociale et solidaire devient une alternative absolue. En effet, en plaçant l’humain, la solidarité et la gouvernance démocratique au centre de la création des valeurs, l’économie sociale et solidaire réinvente une nouvelle vision alliant collectivités locales et emploi. Celle-ci favorise l’inclusion, crée les emplois, soutient l’autonomisation de nos populations, en particulier celle de la jeunesse »


a-t-elle déclaré.


L’édile de Pointe-Noire a également souligné que cette dynamique s’inscrit pleinement dans les orientations du chef de l’État congolais.


« Cette démarche, en harmonie avec le programme du président de la République "Accélérons la marche vers le développement", met la jeunesse au cœur des priorités. Son intégration s’articule autour de trois axes prioritaires : l’emploi, l’employabilité et l’entrepreneuriat. Ces aspirations restent les mêmes dans tout l’espace francophone, à savoir accéder à un emploi digne, entreprendre, innover, contribuer au développement. C’est pourquoi, dans notre commune, nous croyons fermement à cette vision. Nous soutenons les coopératives, les mutuelles, les associations, les entreprises sociales qui font battre le cœur des quartiers »


a poursuivi Evelyne Tchichelle Moe Poaty.


Des collectivités appelées à jouer un rôle moteur


Prenant la parole, Armand Moody Mafoumbou, président du Conseil départemental du Niari et coprésident de la commission Jeunesse-Formation-Culture de l’AIRF, a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des collectivités territoriales.


« Ces assises s’articulent autour de la décentralisation, la valorisation des atouts nouveaux et l’économie résiliente. Il s’agit de prouver que le développement de nos pays francophones passe par l’autonomisation des collectivités locales en transformant les disparités en véritables opportunités de croissance. Pointe-Noire doit être aujourd’hui une opportunité supplémentaire pour poser un diagnostic partagé et définir une feuille de route concentrée »


a-t-il indiqué.


Même analyse du côté d’Alexandre Mabiala, président du Conseil départemental du Kouilou et président de l’Association des départements du Congo.


« Ce programme tourne le dos à l’économie de rente en faveur de l’économie sociale et solidaire qui obéit aux impératifs de réduction de la pauvreté, de l’autonomisation des femmes, d’accroissement des revenus pour les populations vulnérables. Lors du présent regroupement technique, les collectivités locales vont tirer profit des autres collectivités territoriales francophones qui ont déjà connu un grand essor en matière d’économie sociale, d’entrepreneuriat collectif et de la transition économique des territoires »


a-t-il expliqué.


La jeunesse au cœur des priorités


Clôturant la cérémonie d’ouverture, Pierre Cebert Iboko Onanga a salué l’initiative de l’AIRF et rappelé que les pouvoirs publics accordent une attention particulière aux conclusions de ces travaux.


« Dans un contexte où les défis de l’emploi des jeunes sont au cœur des priorités nationales, l’économie sociale et solidaire se présente non pas comme une alternative marginale mais comme un moteur de croissance. Elle permet de renforcer nos modèles de production en plaçant l’humain et la préservation de notre environnement au centre des préoccupations. C’est pourquoi le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation suit avec intérêt vos travaux »


a conclu le préfet du département de Pointe-Noire.


À travers cette rencontre, les collectivités territoriales francophones entendent élaborer des recommandations concrètes et une feuille de route commune afin de faire de l’économie sociale et solidaire un véritable levier de développement local, de création d’emplois et d’autonomisation de la jeunesse dans l’ensemble de l’espace francophone.


 


 


 

Par Pamphil

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