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CÔTE D’IVOIRE : 59 MORTS

CÔTE D’IVOIRE : 59 MORTS
Pluies diluviennes en Côte d’Ivoire : 59 morts, évacuez les zones à risques.

Une fois de plus, la Côte d’Ivoire fait face à une catastrophe naturelle d’envergure. Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur Abidjan et ses environs ont causé un lourd bilan humain, avec 59 morts annoncés par le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly. Face à cette tragédie, le gouvernement ivoirien a lancé un appel solennel aux populations pour qu’elles quittent sans délai les zones identifiées comme particulièrement vulnérables.


Un bilan humain lourd et tragique


Les intempéries ont frappé plusieurs communes du district d’Abidjan, mais c’est la commune d’Attécoubé qui a payé le tribut le plus lourd. Cette zone a été victime d’inondations majeures et de glissements de terrain, causant la mort de plus d’une vingtaine de personnes, beaucoup étant membres d’une même famille.


« Il y avait des éboulements ici et la terre est tombée sur des maisons. Il y avait des personnes âgées et des enfants. Il y avait aussi d'autres parents venus pour des cérémonies. C'était triste, environ 25 morts »


a témoigné un habitant, décrivant une scène de chaos et de douleur. Ce drame s’est produit alors que des baptêmes se déroulaient dans la commune, aggravant la catastrophe par la présence de nombreux nouveaux-nés et familles réunies.


La recolonisation illégale au cœur du drame


Selon Amadou Coulibaly, ce bilan terrible est en partie dû à la recolonisation illégale de sites précaires, déjà déguerpis lors d’opérations antérieures. Ces zones, particulièrement exposées aux risques d’inondation et de glissement de terrain, avaient pourtant déjà été évacuées par le passé.


Pour éviter la répétition de tels drames, le gouvernement a annoncé la volonté d’aménager ces sites et d’y développer des projets publics, afin de sécuriser les espaces libérés et empêcher leur recolonisation.


L’appel du gouvernement : « Quittez les zones à risque »


Face à cette situation d’urgence, l’exécutif ivoirien a lancé un appel clair et sans équivoque.


« Quittez les zones identifiées comme à risque »


a déclaré Amadou Coulibaly lors du compte rendu du Conseil des ministres.


Le ministre de la Communication a souligné que, depuis le début des intempéries, aucune victime n’a été recensée dans les zones où les populations ont respecté ces consignes et accepté de se déplacer. Une preuve que la prévention et la responsabilité citoyenne restent les meilleures armes contre ce type de catastrophe.


Prévention et responsabilité : un impératif collectif


Au-delà de l’aide d’urgence déployée par la ministre de la Solidarité en première ligne pour venir en aide aux sinistrés, Amadou Coulibaly a insisté sur la nécessité d’une prise de conscience collective.


« Le gouvernement a toujours été aux côtés des victimes. (...) Mais le plus important ici, ce n'est pas de témoigner la solidarité. Quel que soit ce que le gouvernement fera, ça ne pourra jamais rétablir une vie brisée. Il faut donc prévenir. Il faut éviter d'en arriver à ces situations dramatiques »


a-t-il martelé.


Un plan d’urgence pour reloger 60 000 personnes


Pour offrir une réponse durable aux populations sinistrées et aux familles évacuées lors des opérations de déguerpissement, l’État ivoirien a annoncé un vaste programme de relogement.


Deux sites d’accueil ont été identifiés, à Songon et sur l’axe de l’autoroute du Nord, où seront construits 12 000 logements à loyer modéré (HLM). Ces infrastructures permettront de sécuriser et reloger près de 60 000 personnes issues des quartiers vulnérables d’Abidjan.


Une catastrophe imputée au changement climatique


Le gouvernement attribue la fréquence et l’intensité des inondations à l’évolution du climat, qui entraîne des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents. Toutefois, il insiste aussi sur l’importance pour les populations d’adopter des comportements préventifs en quittant les zones à risque.


L’heure de la mobilisation


Ce drame met en lumière la fragilité des zones urbaines précaires face aux aléas climatiques et la nécessité d’une gestion rigoureuse du foncier urbain. Il rappelle aussi que la solidarité de l’État, bien que capitale, ne peut suffire à réparer les pertes humaines. La prévention, la vigilance et la responsabilité individuelle et collective restent les clés pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent.

Par Pamphil

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