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LE COMMANDANT S'EST ENFUI

LE COMMANDANT S'EST ENFUI
Gabon : un commandant en fuite condamné pour abus de confiance.

Attendu à l’audience du mardi 30 juin 2026 pour répondre d’abus de confiance, le commandant de brigade du département de Mongo, dont le chef-lieu est Moulengui-Binza, a préféré prendre la fuite, selon L’Union. Son absence, ainsi que celle de son complice Cédric Tanga Massamba, n’a toutefois pas empêché le tribunal de rendre son verdict. 12 mois d’emprisonnement dont 4 avec sursis et une amende de 500 000 francs chacun.


Un dossier d’abus de confiance aux lourdes implications


Les deux Gabonais sont poursuivis pour abus de confiance et complicité d’abus de confiance, suite au détournement puis à la vente illégale d’un engin agricole appartenant à un haut cadre de Tchibanga, propriétaire d’une exploitation de 30 hectares à Manfila, en périphérie de la Nyanga. Selon les informations recueillies, c’est le directeur des enquêtes, aujourd’hui en cavale, qui serait à la manœuvre de cette transaction illicite.


La fuite du commandant de brigade vers la République du Congo


Le commandant de brigade, devenu déserteur, aurait organisé la vente de l’engin lourd à Dolisie, ville frontalière de Mongo située en République du Congo. La distance entre Dolisie et Brazzaville est de 513 kilomètres. Dolisie est le chef-lieu du département du Niari, situé au sud-ouest de la République du Congo. Dolisie a été appelée Loubomo. La ville a été rebaptisée de ce nom en 1975, avant de retrouver son appellation d'origine en 1991. Elle a été nommée à l'origine en hommage à l'administrateur colonial français Albert Dolisie. Là-bas à Dolisie, selon les preuves du dossier, l’Officier de police judiciaire (OPJ) a orchestré l’opération pour écouler la machine à un prix nettement inférieur à sa valeur réelle.


Un stratagème machiavélique révélé


En janvier 2025, le promoteur agricole achète légalement l’engin auprès de la Société gabonaise de transformation agricole (Sotrader). L’appareil est censé rester sous la surveillance de Cédric Tanga Massamba, mais ce dernier, sous la pression du commandant de brigade, est contraint de transférer l’équipement à Dolisie où un acheteur est prêt à débourser 6 millions de francs, alors que sa valeur réelle avoisine les 23 millions.


Les aveux accablants du complice


En juin 2025, l’exploitant agricole se rend à Mongo pour récupérer son bien. Après d’intenses échanges, Cédric Tanga Massamba finit par avouer et désigne clairement le commandant de brigade comme principal instigateur du vol et de la revente frauduleuse. Une plainte est rapidement déposée au Tribunal de Première Instance de Tchibanga contre les deux mis en cause, selon L’Union.


Justice tenue malgré l’absence des prévenus


Malgré leur absence remarquée à la barre, le tribunal de première instance de Tchibanga a rendu son jugement mardi dernier, non sans marquer la gravité des faits. Le commandant de brigade en fuite demeure activement recherché, tandis que son complice devra purger sa peine conformément à la décision de justice.


Cette affaire jette une ombre sur ledit commandant de brigade, pointant du doigt des manquements graves et une collusion dangereuse entre certains éléments. Le gouvernement gabonais est appelé à prendre des mesures fermes pour rétablir la confiance et assurer la sécurité des biens des citoyens.

Par Pamphil

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