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ALERTE ONUSIENNE SUR KABILA/M23

ALERTE ONUSIENNE SUR KABILA/M23
ONU : Kabila se rapproche de la rébellion AFC/M23 en RDC.

Le rapport final du Groupe d'experts des Nations Unies sur la République démocratique du Congo, publié le 11 juin 2026, met en lumière un rapprochement croissant entre l'ancien président Joseph Kabila et l'Alliance du Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), l'une des principales rébellions actives dans l'est du pays.


Selon ce document consulté ce mercredi 1er juillet 2026, Joseph Kabila aurait effectué, depuis mai 2025, plusieurs déplacements dans des territoires contrôlés par l'AFC/M23. Au cours de ces visites, il aurait rencontré à plusieurs reprises les principaux dirigeants du mouvement armé, alimentant les interrogations sur la nature de leurs relations.


Des contacts renforcés après sa condamnation


Les experts onusiens estiment que ce rapprochement s'est intensifié après la condamnation à mort par contumace de l'ancien chef de l'État, prononcée en septembre 2025 par la Haute Cour militaire. La justice militaire congolaise l'avait reconnu coupable de trahison et de collaboration avec la rébellion.


Le rapport souligne que cette évolution intervient dans un contexte de fortes tensions politiques et judiciaires entre Joseph Kabila et les autorités congolaises.


Une possible intégration à la direction de l'AFC/M23


Le rapport évoque également une possible reconfiguration de la direction de l'AFC/M23. Les enquêteurs n'excluent pas que Joseph Kabila puisse être appelé à exercer des responsabilités de premier plan au sein du mouvement. Une telle évolution s'inscrirait, selon eux, dans une stratégie visant à renforcer l'image d'un mouvement à dominante congolaise, tout en atténuant les accusations récurrentes de soutien rwandais portées contre la rébellion.


L'opposition affichée à Félix Tshisekedi


Les experts rappellent par ailleurs qu'en mars 2026, Joseph Kabila avait publiquement renouvelé son opposition au président Félix Tshisekedi. Par l'entremise de sa plateforme « Sauvons la RDC », il avait appelé à un changement de régime, marquant ainsi une escalade de son engagement politique contre le pouvoir en place.


Ces éléments figurent parmi les principales conclusions du rapport des Nations Unies consacré à l'évolution de la crise sécuritaire dans l'est de la République démocratique du Congo et aux dynamiques politiques susceptibles d'influencer le conflit.


Mais pourquoi parler du 2 juillet 2026 alors que nous sommes le 1er juillet 2026 ?


Cette formulation s'explique par une pratique classique du journalisme d'investigation. Les fuites médiatiques avant embargo.

Le rapport officiel du Groupe d'experts des Nations unies doit être publié et distribué au Conseil de sécurité le 2 juillet 2026. Cependant, les agences de presse et les médias d'actualité ont obtenu des copies exclusives du document en avance (ce qu'on appelle "consulter en primeur"). 

Les journalistes publient donc leurs articles dès aujourd'hui, le 1er juillet 2026, pour révéler les scoops, tout en citant textuellement la date de publication officielle prévue pour le lendemain par l'ONU.

 

Par Pamphil

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