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BAFANA BAFANA POURQUOI L’AFRIQUE VOMIT L’AFRIQUE DU SUD

BAFANA BAFANA POURQUOI L’AFRIQUE VOMIT L’AFRIQUE DU SUD
Mondial 2026 : l'Afrique rejette l'Afrique du Sud xénophobe, selon la presse.




La Coupe du monde 2026 devait être une fête pour le football africain, mais elle vire au cauchemar politique et identitaire pour Pretoria. Un puissant élan de solidarité traverse le continent, se transformant en un boycott massif et sans précédent contre l'Afrique du Sud. Poussés par l'indignation face à la recrudescence des violences xénophobes meurtrières ciblant les ressortissants africains au pays de Nelson Mandela, des milliers de supporters de tout le continent ont choisi de punir l’Afrique du Sud là où cela fait le plus mal. Dans les stades et sur les écrans.


Le masque de la « Nation Arc-en-ciel » s'effondre définitivement


L’illusion de l’unité africaine a volé en éclats ces dernières semaines. Les images insoutenables de commerces pillés et de migrants africains traqués dans les rues de Johannesburg et de Durban ont embrasé les réseaux sociaux. Pour des millions de Nigérians, de Congolais, de Ghanéens et de Zimbabwéens, la coupe est pleine. Ce boycott du Mondial 2026 n'est que le juste retour de bâton d'une haine trop longtemps tolérée par les autorités sud-africaines. Dans les tribunes d'Amérique du Nord, le mot d'ordre est lancé. Laisser l'Afrique du Sud seule face à sa propre exclusion. Les stades où évoluent les Bafana Bafana résonnent d'un vide abyssal, désertés par les fans du continent qui refusent d'apporter le moindre dollar ou le moindre soutien à un pays perçu comme ingrat et hostile à ses propres frères.


La colère noire des rivaux historiques et des opprimés


Ce désamour fait le bonheur des rivaux historiques et des détracteurs de longue date de Pretoria, qui voient enfin le pays mis au ban de la communauté africaine. Pour les nations voisines, asphyxiées par les politiques migratoires brutales de l’Afrique du Sud, ce boycott est une victoire symbolique éclatante.


L’amertume est profonde, comme en témoigne la réaction virulente de Chinedu, un leader d'opinion nigérian basé à Lagos : « Pendant l’Apartheid, toute l'Afrique s'est saignée pour leur liberté, et aujourd'hui ils nous brûlent vifs chez eux. Qu'ils jouent seuls dans des stades vides, leur équipe ne mérite aucune bénédiction du continent ! »


Cette rupture viscérale réjouit également ceux qui gardent une dent dure contre l’arrogance économique de la première puissance industrielle du continent.


Pretoria dos au mur et humiliée en mondovision


Du côté de Johannesburg, ce mouvement de boycott provoque une rage immense et une profonde humiliation. Les autorités et les supporters sud-africains crient au complot et à l'injustice, estimant que leur équipe nationale est prise en otage par des ressentiments politiques externes. Mais le mal est fait. 


Depuis les tribunes désertées de la Coupe du monde, un diplomate zimbabwéen sous couvert d'anonymat savoure ce retournement de situation. « L'Afrique du Sud a toujours cru qu'elle pouvait mépriser le reste du continent tout en bénéficiant de son soutien fraternel. Ce boycott leur montre enfin qu'ils ne sont rien sans nous, c'est une leçon d'humilité historique. »


Le divorce est désormais consommé. En tournant le dos aux Bafana Bafana, l'Afrique envoie un message intransigeant : la fin de l'impunité pour la xénophobie d'État.


Cette information est fondée et reflète une réalité sociopolitique bien réelle. De nombreux supporters à travers le continent africain ont en effet choisi de bouder l'équipe sud-africaine des Bafana Bafana lors de la Coupe du monde.  


Une vague de colère liée aux tensions migratoires


Ce désamour, et le souhait pour certains de voir l'Afrique du Sud éliminée rapidement, s'expliquent par une vague de violences xénophobes qui a éclaté en Afrique du Sud juste avant le début de la compétition. Plusieurs pays, comme le Nigeria, le Ghana et le Mozambique, ont dû rapatrier en urgence des centaines de leurs ressortissants. 


Cette situation a provoqué une vive indignation dans le reste du continent. Sur les réseaux sociaux et dans plusieurs capitales africaines, beaucoup ont décidé de soutenir systématiquement les adversaires de l'Afrique du Sud en guise de protestation, à l'image du match d'ouverture où la toile africaine a massivement soutenu le Mexique. 


L'embarras de la sélection sud-africaine


Cette fronde numérique et populaire n'est pas sans conséquence. Les joueurs et la Fédération sud-africaine de football ont publiquement dénoncé des messages injurieux. Le sélectionneur et les joueurs, comme le capitaine et gardien de but Ronwen Williams, ont regretté d'être ainsi mêlés à des questions politiques qui dépassent le cadre sportif. 




Par Pamphil

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