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OLIGUI "JE NE SUIS PAS UN PRÉSIDENT DES NEW YORK FORUM"

OLIGUI "JE NE SUIS PAS UN PRÉSIDENT DES NEW YORK FORUM"
Discours de Brice Oligui Nguema au Parlement gabonais sur la transition.

Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est exprimé devant le Parlement réuni en Congrès au Palais Léon Mba. Il a défendu les réformes engagées depuis la Transition et expliqué les grandes orientations de son action politique. Son discours met l’accent sur la responsabilité, les institutions et les réformes en cours.


Un mandat tourné vers l’action


Le chef de l’État insiste d’abord sur sa vision du pouvoir et du travail gouvernemental.


« C’est pourquoi, du haut de cette tribune, je voudrais redire à cette jeune fille mère, à tous mes compatriotes, que mon mandat ne sera pas celui des fausses promesses et des maquettes mais plutôt celui de la responsabilité, des actions et du bâtis. Je ne suis pas un Président des maquettes et des présentations visuelles, des New York Forum, je suis un Président bâtisseur, pragmatique !) Je tiens à réitérer mon engagement à consacrer l’action de mon gouvernement au redressement de notre pays et au bien-être de nos concitoyens. Et comme nous l’avons déjà amorcé, notre essor vers la félicité ne sera pas un simple rêve, ni un simple slogan et encore moins une vue de l’esprit »


Réformes institutionnelles engagées


Le Président revient ensuite sur le processus de réforme des institutions.


« Pour preuve, méthodiquement, nous avons tous ensemble commencé par restaurer nos institutions selon un processus démocratique qui a commencé avec la collecte des contributions citoyennes, la tenue du 11 Dialogue National Inclusif puis l’adoption de la nouvelle Constitution, la refonte du Code Electoral et la Loi sur les Partis Politiques »


Élections et cadre politique


Il met en avant les résultats obtenus dans l’organisation des élections et la régulation du système politique.


« La Constitution et le code électoral rénovés nous ont permis de tenir, pour la première fois, des élections apaisées, libres et transparents tandis que la loi sur les partis politiques permettra de réduire le nombre de partis et de réguler notre environnement politique »


Débat sur les lois et institutions


Le chef de l’État évoque ensuite des incohérences constatées dans certaines décisions administratives.


« J’ai vu apparaître au Journal Officiel la publication d’une loi contraire à ce que les gabonais avaient retenu au Dialogue Nationale.) Notamment sur la création des partis, il fallait avoir 1000 adhérents avec un NIP. Je n’ai pas compris pourquoi le premier texte publié à cet effet a été changé. Si nous nous mettons à chaque fois à changer ce que le peuple a décidé dans un Dialogue national, comme dans les années 90, ma crainte est qu’à la prochaine convocation ils pourraient ne plus se présenter »


Rôle du Parlement


Le Président s’adresse ensuite directement aux parlementaires.


« Mesdames et Messieurs les parlementaires, vous étiez tous des acteurs de ce Dialogue National, revenez sur ce qui a été retenu par le peuple gabonais. C’est l’occasion de lancer une réflexion sur l’élaboration d’un fichier électoral plus crédible et la mise en place de dispositions légales pour lutter contre l’abstention, quitte à rendre le vote obligatoire »


Pouvoirs renforcés et équilibre institutionnel


Il insiste sur les nouveaux pouvoirs accordés au Parlement.


« S’agissant du Parlement, la nouvelle Constitution renforce les pouvoirs de la représentation nationale en mettant entre vos mains, Mesdames et Messieurs les membres du Congrès, le pouvoir d’interpeller les Ministres et de recommander même au Chef de l’Etat que certains d’entre eux soient démis de leurs fonctions en cas d’agissements contraires à l’éthique, au bienêtre de notre population, d’amender les projets de loi ou de participer au pouvoir de nomination à certaines fonctions et emplois civils de l’État »


Séparation des pouvoirs et coopération


Le Président appelle à une collaboration entre institutions.


« N’en déplaise donc aux adeptes de la critique stérile, notre Constitution conforte la mission de contrôle du Parlement sur l’action de l’Exécutif. A vous de jouer pleinement votre rôle. La séparation des pouvoirs ne doit jamais, au grand jamais, signifier absence de collaboration ou de dialogue entre les institutions pour l’intérêt supérieur de nos populations »


Réformes et modernisation de l’État


Sur les réformes en cours et la modernisation juridique, il explique.


« Sur la législation des réseaux sociaux, légiférer sur l’espace numérique est une nécessité absolue pour combler un vide juridique flagrant qui, trop longtemps a laissé libre cours à de dérives graves telles que la cybercriminalité, la diffamation, les appels à la violence et les atteintes à la sûreté de l’État. Ces mesures de régulation ne sont pas propres au Gabon. Elles existent et s’appliquent rigoureusement dans les plus grandes démocraties »


Ce discours du Président montre une volonté de renforcer les institutions, de poursuivre les réformes et de consolider la 5e République. Il insiste sur la discipline institutionnelle, la modernisation de l’État et la coopération entre les pouvoirs publics pour accompagner le développement du pays.

Par Pamphil

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