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LES DIRECTEURS GÉNÉRAUX MIEUX PAYÉS QUE LES MINISTRES ?

LES DIRECTEURS GÉNÉRAUX MIEUX PAYÉS QUE LES MINISTRES ?
Dans son discours sur l’état de la Nation, Oligui Nguema dénonce les rémunérations élevées de certains directeurs du parapublic et annonce une réduction salariale.

Lors de son discours sur l’état de la Nation prononcé le 15 juin 2026, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a abordé un sujet sensible , les rémunérations dans le secteur parapublic gabonais.


Évoquant la nécessité de réduire le train de vie de l’État, le chef de l’État a affirmé que certains responsables du secteur parapublic percevraient des rémunérations supérieures à celles des ministres et des parlementaires.


« On oublie souvent les directeurs généraux ou leurs adjoints du secteur parapublic qui gagnent plus que les ministres et les parlementaires », a déclaré le président devant le Parlement réuni en Congrès.


Cette sortie présidentielle intervient dans un contexte où les autorités disent vouloir mieux maîtriser les dépenses publiques. Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, l’effort ne doit pas seulement concerner les institutions les plus visibles, mais aussi certaines structures publiques et parapubliques dont les charges salariales pèsent sur les finances de l’État.


Le chef de l’État a notamment indiqué que les émoluments de certaines institutions avaient déjà été réduits depuis la période de transition. Mais, selon lui, une meilleure équité impose désormais de regarder aussi du côté des directions générales et des établissements parapublics.


Dans son intervention, le président a annoncé que le gouvernement entend réduire la masse salariale dans ces secteurs. L’objectif affiché est de corriger les déséquilibres, d’assainir la gestion publique et de dégager davantage de marges pour les priorités sociales et les investissements.


Cette annonce pourrait ouvrir un débat national sur la rémunération des hauts responsables publics, la transparence des avantages accordés et la nécessité d’un encadrement plus strict des salaires dans les entreprises et organismes parapublics.


Reste désormais à savoir comment cette mesure sera appliquée, quelles structures seront concernées et selon quels critères les rémunérations seront révisées. Mais le message présidentiel est clair : la réduction du train de vie de l’État devra aussi passer par le secteur parapublic.

Par NOEMI KIM

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