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OLIGUI PRÉSENTE LES ENJEUX

OLIGUI PRÉSENTE LES ENJEUX
Discours d'Oligui Nguema : bilan, infrastructures et défis au Gabon.

Le président de la République gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, a présenté ce lundi son discours sur l’état de la Nation devant le Parlement réuni en Congrès. Face aux députés et sénateurs, le chef de l’État a dressé un bilan des actions engagées depuis son arrivée au pouvoir tout en évoquant les défis qui restent à relever pour améliorer les conditions de vie des Gabonais.


Des infrastructures pour moderniser le pays


Au cours de son intervention, le président a mis en avant plusieurs réalisations déjà effectuées dans le pays. Il a notamment évoqué la livraison de nouvelles infrastructures publiques destinées à renforcer les capacités administratives et institutionnelles du Gabon.


Selon lui, "la livraison de l’annexe du tribunal de première instance de Libreville, du Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba ainsi que de la Cité de la Démocratie constitue une avancée importante pour l’image et le développement de notre pays". Ces infrastructures, a-t-il souligné, participent à la modernisation du cadre institutionnel national.


L’emploi, l’eau et l’électricité parmi les priorités


Le chef de l’État a également insisté sur les préoccupations quotidiennes des populations. L’emploi des jeunes, l’accès à l’eau potable, l’électricité et la lutte contre la vie chère demeurent des priorités pour les autorités.


Dans ce sens, il a affirmé que "les questions de l’emploi des jeunes, de l’accès à l’eau potable et à l’électricité dans les neuf provinces ainsi que la lutte contre la vie chère trouveront rapidement des solutions durables pour le bien-être des populations". Une déclaration qui a suscité l’attention des parlementaires présents dans l’hémicycle.


La question énergétique au cœur du discours


L’un des principaux sujets abordés au cours du discours a concerné la crise énergétique. Le président Oligui Nguema a rappelé que la production d’électricité nécessite des investissements lourds et des délais importants avant la mise en service des infrastructures.


Il a expliqué que "la réalisation d’une centrale thermique à gaz demande généralement entre trois et quatre années de travaux tandis que la construction d’un barrage hydroélectrique nécessite plusieurs années supplémentaires après les études préalables". Une manière de souligner que les difficultés actuelles ne peuvent être résolues instantanément.


Des investissements pour renforcer l’offre électrique


Pour répondre à l’urgence énergétique, le gouvernement a déjà engagé des moyens financiers conséquents. Le chef de l’État a révélé que plus de 8 milliards 800 millions de francs CFA ont été investis avec l’appui de partenaires financiers afin de développer des centrales thermiques sur l’ensemble du territoire national.


Par ailleurs, il a rappelé que "nous avons fait venir un bateau énergétique capable de fournir cent cinquante mégawatts supplémentaires afin de renforcer les capacités de production et soulager les populations confrontées aux coupures récurrentes d’électricité". Cette mesure vise à améliorer la stabilité du réseau électrique national.


Un appel au civisme des populations


Le président n’a cependant pas caché son inquiétude face aux nombreux actes d’incivisme observés dans le secteur de l’électricité. Il a dénoncé plusieurs comportements qui contribuent à fragiliser davantage le réseau national.


Selon lui, "le non-paiement des factures, les fraudes, les branchements anarchiques, le vol des câbles électriques ainsi que le sabotage des installations constituent de véritables freins aux efforts engagés par l’État". Ces pratiques, a-t-il insisté, pénalisent l’ensemble de la population.


Dans la même logique, le chef de l’État a lancé une mise en garde aux entreprises spécialisées dans la récupération de métaux qui achètent des câbles électriques volés sans signaler ces actes aux autorités compétentes. Il a qualifié cette situation d’inacceptable et a appelé à davantage de responsabilité.


Les difficultés de gestion de la SEEG


Au-delà des difficultés techniques, Brice Clotaire Oligui Nguema a également évoqué les problèmes de gestion rencontrés au sein de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG). Il a indiqué que certains délestages sont parfois liés à des impayés envers les fournisseurs et opérateurs du secteur.


Le président a déclaré que "lorsqu’un fournisseur n’est pas payé pendant de longs mois, il finit naturellement par suspendre ses prestations et ce sont malheureusement les populations qui subissent directement les conséquences". Cette situation expliquerait certaines interruptions de service enregistrées ces dernières années.


Une intervention personnelle pour éviter une crise


Face à ces difficultés, les autorités ont dû prendre des mesures exceptionnelles afin d’éviter une aggravation de la crise énergétique. Le chef de l’État a révélé que l’État avait contracté un emprunt important pour régler les arriérés liés au bateau énergétique.


Brice Clotaire Oligui Nguema a raconté avoir personnellement accepté de se porter garant auprès des banques afin de débloquer les financements nécessaires. "Malgré les réserves exprimées par certains de mes collaborateurs, j’ai choisi de signer cette garantie parce que je refusais que le Gabon soit confronté à une crise énergétique susceptible de déstabiliser le pays", a-t-il affirmé.


Un message de confiance pour l’avenir


À travers ce discours sur l’état de la Nation, le président gabonais a voulu rassurer les citoyens sur la poursuite des réformes engagées. Tout en reconnaissant les difficultés existantes, il a réaffirmé sa volonté de poursuivre les investissements dans les infrastructures, l’énergie et les secteurs sociaux afin d’améliorer durablement les conditions de vie des Gabonais.

Par Pamphil

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