PK18 : UNE MÈRE BAT SON ENFANT DE 8 ANS
Le témoignage bouleversant de la grand-mère
La grand-mère du petit Josué a raconté les faits avec émotion.
« Il était en train de jouer, c’est comme ça qu’il a cassé une branche des bananiers que vous avez vus là. Je lui ai demandé. "Papi, c’est toi qui as cassé ?" Il a dit. "Non, ce n’est pas moi qui ai cassé." Je lui ai dit. "C’est qui ?" Maintenant, quand l’enfant est monté, la mère a commencé à rouer l’enfant de coups. J’ai appelé le père, j’ai dit au père que l’enfant est séquestré. Je ne vois pas l’enfant, je ne sais pas dans quel état il se trouve. D’abord, elle-même m’a dit. "L’enfant est amoché, il ne peut pas manger." Elle n’est jamais arrivée à ce point. Mais souvent, quand elle tape l’enfant, elle le shoote comme un ballon. Elle prend la tête, elle la cogne n’importe où. Je lui ai dit. "Non, ne fais pas ça." »
rapporte Gabon 1ère
Une mère agressive et violente
Selon la grand-mère, Cathy, la mère de Josué, est très agressive, même envers elle, sa propre mère. Elle ajoute.
« C’est le seul enfant que j’ai. Cathy, c’est mon unique enfant. Je lui ai dit que j’avais déjà suffisamment supporté son impolitesse et son mépris. Si elle ne laissait pas sortir l’enfant pour que je voie comment il allait, elle devrait me dire si c’est moi qui suis sortie de son ventre ou si c’est elle qui est sortie du mien. »
Le calvaire du petit Josué
Le petit garçon, hospitalisé à l’hôpital militaire pour des examens médicaux, a livré un témoignage poignant sur les sévices qu’il a subis.
« Elle m’attrape la tête, elle me colle la tête au sol fort, puis elle me tape avec la main. Elle coupe la corde et me frappe au cou, aux mains et aussi aux pieds. Elle m’a attaché toute la journée. C’est seulement la nuit qu’elle m’a détaché. Et toute la journée, je n’ai pas mangé. »
Une mère sans remords ?
Face aux accusations, Cathy ne montre aucun signe de remords. Son comportement laisse même penser qu’elle pourrait ne pas être dans un état mental stable. Elle a expliqué.
« Après une discussion avec sa grand-mère, j’ai pris l’enfant à part pour lui poser des questions sur les reproches qui lui étaient faits. Je lui ai dit de dire la vérité. Je l’ai menacé en disant. "Si tu continues à mentir, je vais te couper le bras. Arrête de mentir." J’ai commencé à le taper et à lui donner des gifles. Ensuite, je suis allé chercher une corde à linge pour l’attacher. Je lui ai dit qu’il ne bougerait pas de la journée, qu’il resterait là. Je l’ai attaché aux mains et au cou pour qu’il ne bouge pas. Je lui ai dit qu’il était puni pour toute la journée »
Une situation préoccupante et complexe
Il est important de noter que Cathy est sous traitement pour de l’hypertension et a souffert d’un début d’AVC il y a quelques mois. Ces éléments peuvent laisser penser à un état dépressif, mais cela ne justifie en aucun cas les violences infligées à son enfant. Cette affaire soulève des questions graves sur la protection des enfants au sein même de leur famille.
Une mobilisation des autorités
Heureusement, la cellule spéciale d’enquête sur les violences faites aux mineurs a été alertée rapidement. La coopération entre les services spécialisés de l’État, la police et la gendarmerie nationale montre une volonté forte de lutter contre ces violences. Le dossier a été transmis à la police judiciaire, qui présentera Cathy devant le procureur de la République afin de déterminer les responsabilités pénales.
Vers une justice exemplaire ?
Ce cas dramatique met en avant la nécessité de protéger les enfants, même au sein de leur propre famille. Lorsque la sécurité d’un enfant n’est plus garantie chez lui, c’est toute la société qui doit réagir. La lutte contre les violences faites aux mineurs est une priorité des autorités, soutenue par le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, engagé dans le respect des droits de l’enfant au niveau international.
Ce drame familial interpelle sur la fragilité des systèmes de protection et la vigilance nécessaire autour des enfants en danger. Josué Marc Aniel, victime de sévices inacceptables, mérite que justice soit faite au plus vite pour que plus jamais un enfant ne subisse de telles violences.