EFFONDREMENT D’UNE MINE ARTISANALE
Un chantier sans règles ni sécurité
Les opérations de secours se poursuivent à Bé-Mbari, essentiellement menées par des habitants et des artisans miniers survivants. Dans cette zone enclavée, le réseau téléphonique instable empêche une communication fluide. Plusieurs centaines de personnes travaillaient sur le site au moment de l’éboulement, selon des sources locales. Les recherches continuent, mais les conditions rendent chaque heure plus incertaine.
Des témoignages de détresse
« Mon fils est allé là-bas il y a un mois pour travailler sur le chantier. Nous avons appris qu’il fait partie des personnes décédées », confie un parent à Bouar. Sur place, les notables évoquent un éboulement provoqué par la chute d’un arbre près d’une galerie creusée sans normes de sécurité. Les corps continuent d’être extraits, parfois déjà en état de décomposition, et plusieurs victimes restent encore ensevelies.
Des autorités sous pression
Contactées, les autorités locales disent se mobiliser pour une descente sur le site, sans pouvoir encore fournir de bilan officiel. L’éloignement du chantier et l’absence d’infrastructures rendent toute intervention complexe. Sur fond de pauvreté et d’exploitation artisanale non encadrée, ce nouveau drame relance le débat sur la sécurité des mines en République centrafricaine.
Une tragédie récurrente
Dans ces régions oubliées, les mines artisanales continuent d’engloutir des vies dans l’indifférence générale. Chaque catastrophe rappelle l’urgence d’un encadrement réel de ces activités, où la survie économique se heurte trop souvent à l’absence de sécurité et de l’État et d’une prévention véritablement efficace dans ces zones isolées.