CHUTE DES EXPORTATIONS : L’INDICE DES PRIX À L’EXPORTATION A RECULÉ DE 6,8 % AU GABON
Hydrocarbures et minerais en chute
Ainsi que la fonte, fer et acier (-13,5 %), avec le ferro-silico-manganèse (-13,5 %) et le plomb et ouvrages en plomb (-2,5 %).
Le secteur du bois affiche une évolution contrastée avec une hausse trimestrielle de 30,4 %, mais une baisse annuelle de 22,7 % sur certains bois tropicaux sciés et contreplaqués.
Pression sur les recettes publiques
En glissement annuel, la baisse globale de 25,8 % des prix à l’exportation affecte directement les recettes budgétaires du Gabon fortement dépendantes du pétrole, du manganèse et du bois. Cette contraction réduit les rentrées en devises, fragilise la balance commerciale et contraint l’État à ajuster ses prévisions fiscales.
Autres secteurs en repli
Les minerais de manganèse chutent de 79,2 %, tandis que les poissons et crustacés enregistrent une baisse quasi totale à l’exportation sur le trimestre.
Enjeux macroéconomiques
La forte dépendance du Gabon aux exportations de pétrole brut, de manganèse et de bois expose les finances publiques aux chocs des prix internationaux, en particulier lorsque les huiles brutes de pétrole et le ferro-silico-manganèse enregistrent des baisses significatives cela entraîne une contraction des recettes fiscales et douanières ralentit les investissements publics et accroît la pression sur le budget de l’État avec des effets possibles sur la croissance économique et l’emploi national. Cette situation souligne l’urgence de diversifier davantage les exportations et de renforcer la transformation locale des ressources naturelles pour stabiliser durablement les revenus du pays face aux fluctuations des marchés mondiaux et soutenir la résilience budgétaire du Gabon à long terme.