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UNE HAUSSE DE 33,8% DES PRIX À L'IMPORTATION : UN DÉFI POUR LE PANIER DE LA MÉNAGÈRE

UNE HAUSSE DE 33,8% DES PRIX À L'IMPORTATION : UN DÉFI POUR LE PANIER DE LA MÉNAGÈRE
Augmentation des prix des importations : impact économique sur les Gabonais

La récente note de conjoncture sectorielle du quatrième trimestre 2025, publiée par la Direction Générale de l'Économie et de la Politique Fiscale (DGEPF), met en avant une évolution alarmante des prix des importations, exacerbée par des hausses significatives dans plusieurs secteurs. Cette situation impacte directement le quotidien des Gabonais, notamment leur pouvoir d'achat.


Une hausse vertigineuse des prix à l'importation


L'indice des prix à l'importation, qui mesure l'évolution des coûts des produits importés, a enregistré une augmentation globale de 33,8% par rapport au troisième trimestre 2025. Cette explosion des prix s'explique par des hausses dans des secteurs clés tels que l'alimentation et les matériaux de construction. Par exemple, le prix des laits et produits laitiers a bondi de 30,6%, celui des préparations de viandes, de poissons et de crustacés de 22,9%, et celui des meubles et mobiliers médico-chirurgicaux a augmenté de 22,1%.


L'État gabonais n’y est pour rien


L'État gabonais ne peut être tenu responsable des hausses des prix à l'importation, car il ne fixe pas les prix des produits importés. Ces hausses sont principalement dues à des facteurs externes, tels que la fluctuation des prix mondiaux des matières premières, les crises économiques globales et les variations des taux de change. Le Gabon, étant un pays importateur, subit ces variations de manière inévitable. L'État, tout comme la population, est victime de ces augmentations, qui échappent souvent à son contrôle. Bien que l'État puisse ajuster certaines politiques économiques, il n’a pas de levier direct sur les prix fixés par les marchés internationaux.


Des secteurs en forte progression : des prix qui frappent fort


Certains chapitres ont même connu des hausses encore plus impressionnantes, comme les produits pharmaceutiques (+27,7%) et les préparations à base de céréales, de farines (+13,3%). Ce phénomène ne se limite pas à quelques produits de consommation courante, mais touche également des produits industriels importants, tels que les machines et appareils mécaniques (+3,5%) et les papiers et cartons (+4,5%).


Impact sur le pouvoir d'achat : un défi pour les ménages


Cette évolution des prix à l'importation s'accompagne de répercussions directes sur le panier de la ménagère. L'augmentation des prix des produits alimentaires, notamment les céréales et le lait, met une pression énorme sur le pouvoir d'achat des Gabonais, qui doivent faire face à une inflation galopante. Le coût des produits essentiels, comme le riz semi-blanchi et le lait en poudre, a chuté en comparaison annuelle, mais la hausse trimestrielle reste préoccupante.


Les hausses dans les secteurs des matières premières et des produits industriels, bien que moins visibles dans le quotidien des consommateurs, ont également un effet d'entraînement sur les prix des biens de consommation, créant ainsi un cercle vicieux où l'inflation s'auto-entretient.


Une évolution qui inquiète


L'indice moyen des prix à l'importation en 2025 a diminué de 12,4% par rapport à l'année précédente, une évolution qui pourrait sembler positive au premier abord. Cependant, cette baisse reste insuffisante face à la forte volatilité des prix constatée trimestre après trimestre. Si certains produits voient leurs prix se stabiliser, d'autres, en particulier les produits des industries chimiques (+195%), connaissent des hausses démesurées, aggravant la situation.


Une économie sous pression


Le Gabon, comme de nombreux autres pays africains, fait face à un défi majeur en matière d'importations. La hausse des prix des biens essentiels exerce une pression constante sur les ménages, réduisant leur capacité à faire face aux dépenses quotidiennes. Cette situation devrait inciter les autorités à repenser certaines politiques économiques et à explorer des solutions pour réduire la dépendance vis-à-vis des importations, tout en stimulant la production locale pour alléger le fardeau sur les consommateurs gabonais.





 

Par Pamphil

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