AU GABON, LIRE DEVIENT UN ACTE D’AVENIR
Au cœur des échanges, la littérature apparaît comme un socle fondamental du développement. Inspirée notamment par des références classiques comme Aristote, la réflexion portée lors du Salon souligne le double rôle du livre : instruire et éveiller l’imaginaire.
L’accent est mis sur la nécessité de proposer aux jeunes Africains des œuvres dans lesquelles ils se reconnaissent. Une littérature ancrée dans les réalités locales, valorisant les langues, les traditions et les identités culturelles, est essentielle pour bâtir une conscience collective forte.
La littérature, pilier culturel et éducatif
Moment marquant de l’ouverture, l’intervention de la jeune Rêve Divine Mihindou a profondément touché l’assistance. Avec maturité et conviction, elle a rappelé que lire dépasse le cadre scolaire : c’est un outil pour comprendre le monde, développer son esprit critique et construire son identité.
Son plaidoyer pour un meilleur accès aux livres multiplication des bibliothèques, baisse des coûts, encouragement à la lecture résonne comme un appel à l’action. Pour elle, la jeunesse doit devenir actrice du changement à travers la lecture.
Un levier pour l’avenir du continent
Pour les acteurs du secteur, à l’image de Sylvie Ntsame, la littérature jeunesse est un véritable « laboratoire d’idées ». Elle permet d’aborder des enjeux majeurs comme l’environnement, la diversité ou le développement durable tout en formant les citoyens de demain.
La présence du Cameroun comme pays invité d’honneur illustre également une dynamique de coopération culturelle en plein essor. Ce Salon devient ainsi une plateforme stratégique pour renforcer l’industrie du livre en Afrique et encourager la circulation des œuvres.