MANQUE DE CIVISME ET DRAMES SUR LA ROUTE
Une mauvaise maîtrise du code de la route.
Sur les routes gabonaises, de nombreux usagers dénoncent l’ignorance des règles de circulation par certains conducteurs. Entre la difficulté à lire les panneaux de signalisation et l’incompréhension des priorités aux croisements ou dans les ronds-points, les comportements à risque se multiplient.
« La première cause peut être due au fait que beaucoup ne connaissent pas lire des panneaux et ne savent pas aussi en réalité, lorsqu'ils passent sur des chemins où il y a beaucoup de croisements, qui est réellement prioritaire », explique Ella, un usager. « Parce que tout le monde se dit c'est moi qui est prioritaire, ils ne savent pas », ajoute-t-il.
Distractions au volant et manque de civisme.
L’usage du téléphone au volant constitue aujourd’hui un facteur majeur d’accidents. Appels, messages et réseaux sociaux détournent l’attention des conducteurs et réduisent leur vigilance.
« Il y en a beaucoup, ils sont sur les réseaux sociaux au volant. Donc ça pour moi c'est le premier facteur », déplore Christian Mouketou, acteur civique. Pour lui, le problème est encore plus profond. « Le gouvernement a beau sensibiliser, mais si au niveau du comportement ça ne suit pas, nous ne pouvons qu'enregistrer ces nombreux accidents ».
Respect des règles : une responsabilité collective.
Face à cette situation, les moniteurs d’auto-école rappellent l’importance du respect strict du code de la route, notamment dans les situations à risque comme les dépassements.
« Tu es dans un virage, tu ne peux pas effectuer un dépassement tant que tu n'es pas d'abord rassuré que devant toi, il y a un véhicule qui arrive », souligne Monsieur S, moniteur d’Auto-école. « Quand vous parlez au téléphone, vous ne suivez plus ce qui se passe devant, et ça cause l’accident », insiste-t-il.
La sécurité routière reste une responsabilité partagée. Respect des règles, prudence et vigilance peuvent faire la différence entre la vie et la mort.