DÉLESTAGES À LIBREVILLE : OLIGUI NGUEMA RECADRE LA SEEG
Face à la recrudescence des délestages dans la capitale, le président de la République, chef de l’État et chef du gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, a tenu mardi une séance de travail avec les responsables de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), des représentants du groupe Suez, ainsi que le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’électricité, Philippe Tonangoye, selon un communiqué de la Présidence gabonaise.
Cette rencontre s’inscrit dans la volonté du Chef de l’État d’améliorer durablement l’accès des populations à l’eau potable et à l’électricité, et de mettre fin aux coupures récurrentes observées dans le Grand Libreville.
Au cours des échanges, le président de la République a exprimé son mécontentement face aux performances de la SEEG. Il estime que, malgré les mesures d’accompagnement mises en place par l’État, la société peine encore à assurer un approvisionnement régulier des ménages en eau et en électricité.
Le Chef de l’État a également dénoncé des dysfonctionnements internes, pointant une gestion jugée opaque, un manque de rigueur et de transparence envers l’État et les entreprises sous-traitantes, ainsi qu’une communication insuffisante à l’endroit des populations.
Brice Clotaire Oligui Nguema est par ailleurs revenu sur le partenariat stratégique récemment signé entre l’État gabonais et le groupe Suez. L’objectif annoncé est d’optimiser les infrastructures techniques et d’améliorer durablement la production et la distribution d’eau potable.
Le président a aussi rappelé les efforts consentis par les pouvoirs publics pour renforcer l’accès à ces services essentiels. Il a appelé les usagers à un usage responsable des infrastructures et a exhorté les cadres dirigeants et techniciens de la SEEG à s’impliquer pleinement dans les réformes engagées, en collaborant de manière transparente pour tirer profit des nouvelles technologies introduites dans le cadre du partenariat.
Enfin, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité d’améliorer la gouvernance au sein de la société, notamment par des mesures de redressement financier et la lutte contre les pratiques frauduleuses signalées dans certaines localités.
Selon lui, le contrat conclu avec le groupe Suez doit permettre de restaurer la confiance, d’assainir la gestion et de garantir un service public conforme aux attentes des Gabonaises et des Gabonais.