tvplusafrique

International

KINSHASA DÉNONCE 15 000 MORTS

KINSHASA DÉNONCE 15 000 MORTS
RDC dénonce violations des droits humains par AFC M23 et soutien du Rwanda

La 61ème Session  du Conseil des Droits de l'Homme s'est tenue ce mardi 24 Février 2026, à Genève a constaté ‎‎Sadi Saidi Erick, correspondant de TV+ Afrique à Kinshasa. 


La République Démocratique du Congo représentée par sa ministre des Affaires Étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner a alerté sur le déplacement massif de populations civiles plus 8 millions de déplacés enregistrés et 15 Mille de morts dans les provinces du Nord et Sud-Kivu, entraîné par la coalition politico-armée AFC M23 soutenue par le Rwanda.‎


‎Dans ses adresses à la tribune des Droits de l'Homme, la cheffe de la diplomatie congolaise a commencé par condamner des actions de la coalition politico-armée


‎AFC M23 et de son soutien le Rwanda, responsable d’assassinats, de violences sexuelles utilisées comme arme de guerre, de déplacements forcés, d’enrôlement d’enfants et du pillage des ressources naturelles.


Qui documente la RDC sur des faits des violations des Droits de l'homme commis par AFC M23 ? 


‎Le gouvernement congolais s'appuie plus particulièrement aux différents rapports des organisations internationales et nationales des Droits de l'Homme, de la Société Civile Congolaise et Activistes locaux et étrangers des Droits Humains actifs dans les régions en conflit en République Démocratique du Congo.


‎‎À Genève, la ministre des Affaires Étrangères, Thérèse Wagner s'est appuyée au rapport du Groupe d’Experts de l'Organisation des Nations-Unies, la Mission d’Établissement des Faits et la Résolution A/HRC/RES/S-37/. ‎


‎Mais plus, au dernier rapport du gouvernement congolais rendu public le 18 Février 2026 à Kinshasa, par le Ministre des Droits Humains Samuel Mbemba. Ce rapport final évoquait plus de 17 015 cas d’atteinte à la vie et à l’intégrité physique  à raison de 15 769 cas d’atteinte à la vie, 829 cas d’enlèvement, 417 cas de torture et autres traitements inhumains. Précisant ainsi que plus 7 000 400 déplacés internes et externes ont été enregistrés. 


‎Ce rapport final du gouvernement congolais documentant les actes des violations des Droits Humains dans le Nord et Sud-Kivu, zones sous contrôle de la coalition politico-armée AFC M23. Ces travaux ont été réalisés par des experts du ministère des Droits Humains, de la Nouvelle Société Civile, de la Commission Nationale des Droits de l'Homme et de l'Association Congolaise pour l'Accès à la Justice pour une période du 29 Janvier au 18 Février 2026.


La ministre a informé que ces violations ont été documentées par les rapports du Groupe d’experts de l’ONU, la mission d’établissement des faits et la résolution A/HRC/RES/S-37/1, qui a conduit à la création d’une Commission d’enquête indépendante. La RDC a appelé à l’application de ces mécanismes pour identifier les responsables et mettre fin à toute impunité. ‎


‎Thérèse Wagner a également dénoncé l’usage des discours de haine et l’instrumentalisation communautaire dans le contexte du conflit, précisant que des enquêtes judiciaires sont en cours pour sanctionner ces faits conformément au droit. Une ordonnance présidentielle de novembre 2025 a par ailleurs annulé tous les actes posés par les forces d’occupation dans les zones touchées.


‎Elle a insisté sur le fait que la protection alléguée d’une communauté ne peut servir de justification à des violations graves du droit international. Elle a appelé la communauté internationale à respecter le multilatéralisme et à soutenir les mécanismes de responsabilité et de protection des droits de l’homme.


‎‎La Rdcongo rejette le prétexte avancé par le Rwanda


‎‎La Rdcongo rejette le prétexte avancé par le Rwanda (discrimination ethnique) pour justifier l’occupation illégale du territoire congolais


‎Dans son discours, la cheffe de la diplomatie congolaise a rappelé que la RDC « assume pleinement la protection de toutes ses communautés » et a rejeté l’argument selon lequel la défense d’une communauté pourrait légitimer une occupation illégale ou des violations graves du droit international.


‎« La protection alléguée d’une communauté ne peut servir de fondement à une violation grave du droit international ni à une occupation illégale », a-t-elle martelé devant l’assemblée.


‎Attentes de la RDC au Conseil des Droits de l'Homme 


‎La République Démocratique du Congo a exhorté les États à recourir aux instruments multilatéraux pour exprimer leurs préoccupations, plutôt que de substituer la violence au droit. En conclusion, la ministre a réaffirmé l’engagement de la RDC en faveur d’un ordre international fondé sur le respect du droit, l’égalité des États et la responsabilité, soulignant que « sans responsabilité, il ne peut y avoir ni justice ni paix durables », déclare ministre des Affaires Étrangères Thérèse Wagner.




 



 

Par Pamphil

Top Articles