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CHANTIERS ABANDONNÉS

CHANTIERS ABANDONNÉS
Le manque d’anticipation pointé du doigt

Lancés en grande pompe, plusieurs projets d’infrastructures routières dans le Grand Libreville sont aujourd’hui au point mort. Entre délais de livraison largement dépassés, chantiers abandonnés et silence des autorités, les populations riveraines se retrouvent prisonnières d’un environnement urbain fortement dégradé.


Un paysage de désolation.


À Nzeng-Ayong, comme dans de nombreux autres quartiers de la capitale, le constat est le même : des engins de chantier immobilisés, des tas de gravats laissés à l’abandon et des routes en béton inachevées. Ce qui devait incarner le développement urbain s’est progressivement transformé en une source permanente de nuisances et de souffrances pour les habitants.


Les conséquences sur le quotidien sont multiples et préoccupantes :



  • En saison sèche : une poussière omniprésente, favorisant les maladies respiratoires.

  • En saison des pluies : une boue épaisse qui rend la circulation presque impossible, aussi bien pour les véhicules que pour les piétons.

  • Sur le plan sécuritaire : une hausse des risques d’accidents liée à l’état impraticable des chaussées.


Le manque d’anticipation pointé du doigt.


Interrogé sur cette situation, un expert en gestion de projet met en lumière un paradoxe récurrent dans la conduite des chantiers publics :


« Souvent les analyses sont bien faites, le besoin est identifié, circonscrit, les études de faisabilité existent. Mais l’analyse des risques reste insuffisante… »


Il rappelle que la mise en œuvre d’un projet doit respecter toutes les étapes : « Gérer un projet, c’est suivre plusieurs étapes. »


Selon lui, les imprévus financiers, techniques ou logistiques ne sont pas suffisamment anticipés avant le lancement des travaux, ce qui fragilise leur exécution et conduit fréquemment à des arrêts prolongés.


Une attente interminable pour les riverains.


En l’absence de communication officielle, les populations continuent de s’interroger sur la reprise effective des travaux. Pour beaucoup, ces chantiers inachevés sont devenus le symbole d’une planification défaillante, qui détériore durablement la qualité de vie urbaine et renforce le sentiment d’abandon.

Par NZENGUE BOULENDE

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