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FERMETURE DES RESTAURANTS UNIVERSITAIRES

FERMETURE DES RESTAURANTS UNIVERSITAIRES
Étudiants sénégalais protestent contre fermeture des restaurants universitaires et retards de bourses

Au Sénégal, la tension monte dans les universités, de Dakar à Saint-Louis. Les étudiants dénoncent des conditions de vie de plus en plus précaires, tandis que les autorités invoquent des actes de sabotage.  


Des affrontements à l’UCAD


La colère étudiante ne retombe pas. À l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar (UCAD), la tension est montée d’un cran vendredi. Des affrontements ont éclaté entre des étudiants et les forces de l’ordre, dans un contexte de fermeture des restaurants universitaires jusqu’à nouvel ordre. Sur le campus, la situation est restée tendue tout au long de la journée, marquée par des rassemblements et des mouvements de protestation.
Selon l’administration universitaire, cette décision fait suite à des actes de sabotage observés dans les espaces de restauration. Tables et équipements endommagés, services perturbés : pour les autorités, la fermeture serait une mesure nécessaire afin de rétablir l’ordre et d’assurer la sécurité du personnel et des usagers.


Des étudiants à bout


Du côté des étudiants, l’incompréhension domine. Beaucoup dénoncent une décision jugée brutale, d’autant plus que les bourses tardent à être versées. Pour nombre d’entre eux, les restaurants universitaires constituent le seul accès quotidien à un repas équilibré et à moindre coût. Leur fermeture aggrave, selon les manifestants, une précarité déjà bien installée.
Les étudiants réclament notamment la gratuité des repas et le paiement rapide des arriérés de bourses. Ils assurent vouloir maintenir la pression tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites, estimant que leurs conditions de vie ne leur permettent plus de suivre les cours dans de bonnes conditions.


Même scénario à Saint-Louis


À plus de 260 kilomètres au nord de Dakar, l’Université Gaston Berger de Saint-Louis connaît une situation similaire. Là aussi, les étudiants ont exprimé leur ras-le-bol. Vendredi, ils ont lancé un mot d’ordre de 48 heures “sans ticket”, refusant de payer leurs repas pour protester contre des retards de bourses jugés insoutenables.
Dans la foulée, l’administration a annoncé la fermeture des restaurants universitaires, une décision vivement critiquée sur le campus. Plusieurs voix la qualifient d’« illégale, injuste et profondément inhumaine »


Un malaise persistant


Ces tensions illustrent un malaise plus large au sein des universités sénégalaises, où la question des conditions de vie étudiantes revient régulièrement au cœur des débats. En attendant une issue, la crainte d’une radicalisation du mouvement reste présente, alors que cours et examens pourraient être perturbés dans les jours à venir.


 

Par Pamphil

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