UNE HAUSSE NOTABLE DES IMPORTATIONS
Au troisième trimestre 2025, les importations du Gabon ont enregistré une progression de 7,3 %, traduisant une intensification des échanges commerciaux avec ses principaux partenaires. Cette évolution est principalement liée à l’augmentation des livraisons en provenance de l’Afrique (+17,3 %), de l’Amérique (+21,0 %) et de l’Europe (+10,8 %). Cette dynamique confirme la dépendance structurelle du pays vis-à-vis des marchés extérieurs pour l’approvisionnement en biens essentiels.
L’Europe, premier partenaire commercial du Gabon
Malgré la forte progression des échanges avec l’Afrique et les Amériques, l’Europe demeure le premier fournisseur du Gabon, représentant 41,4 % des importations totales. Cette position est largement soutenue par les exportations de la France et de la Belgique, qui fournissent principalement des biens manufacturés, des équipements industriels, des produits pharmaceutiques et alimentaires. Cette relation historique continue de jouer un rôle central dans la structure commerciale gabonaise.
Cette croissance des importations souligne aussi la faible capacité de production locale
L’augmentation des importations peut s’expliquer par la reprise de certains projets économiques, la demande accrue en biens d’équipement, ainsi que par les besoins de consommation intérieure. Elle reflète également les efforts de modernisation des infrastructures et la relance de secteurs clés comme l’énergie, les transports et les services. Toutefois, cette croissance des importations souligne aussi la faible capacité de production locale, obligeant le pays à recourir aux marchés extérieurs.
Impact sur le budget annuel et l’économie gabonaise
La hausse des importations peut entraîner une augmentation des recettes douanières, contribuant positivement aux finances publiques. En revanche, elle peut également accentuer le déficit commercial, surtout si les exportations n’évoluent pas au même rythme. Pour l’économie gabonaise, cette tendance met en évidence la nécessité de diversifier la production nationale et de renforcer les politiques d’industrialisation afin de réduire la dépendance extérieure à moyen et long terme.