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SENSIBILISATION AUX HABITANTS D’ESSASSA

SENSIBILISATION AUX HABITANTS D’ESSASSA
Essassa : la SNI sécurise 1 500 parcelles avec titres fonciers, offrant aux habitants propriété durable et régularisation foncière.

Dimanche 1er février 2026, les responsables de la Société Nationale Immobilière (SNI) ont rencontré les populations d'Essassa, dans la commune de Ntoum, pour échanger sur l'opération de régularisation foncière engagée par l'État. Cette initiative vise à sécuriser les parcelles d’environ 1 500 résidents déjà installés et à répondre aux préoccupations foncières exprimées depuis plusieurs années.
Débutée il y a près d'une semaine à Akanda, l'opération de régularisation foncière des lotissements de la SNI se poursuit désormais à Essassa, où elle bat son plein. L'objectif affiché est d’offrir une sécurité foncière aux habitants disposant déjà d’un cadre bâti, dans une démarche voulue inclusive et sociale par les pouvoirs publics.


Un projet pour tous


Lors de cette rencontre, le directeur général de la SNI, Jean-Pierre Ondounda, a insisté sur l’importance de l’initiative :
"Aujourd'hui, avec l'accord du chef d'Etat et la politique que le chef d'Etat est en train de mettre en place, on veut vulgariser le titre foncier. On ne veut pas que ce soit un bien qui appartient peut-être à l'élite, mais un bien qui appartient à tout le monde. Donc aujourd'hui, il est question de donner 5 100 titres fonciers dans le Grand Libreville pour la SNI dans les 4 mois à venir. Le titre foncier, c'est un document qui renforce la propriété pour quelqu'un. Ça veut dire que vous avez bâti, vous avez le titre foncier, c'est éternel. Alors que la plupart des personnes qui sont là aujourd'hui ne sont pas sécurisées du tout en matière foncière"
L’objectif principal est donc de commencer par sécuriser les propriétaires actuels avant d’envisager de nouveaux projets.


Priorité au bâti


Pour la SNI, la régularisation des parcelles construites est plus simple et moins conflictuelle que celle des terrains non bâtis :
"On va commencer par le plus facile parce qu'on sait que tel bâtiment appartient à telle personne. Le cadre non bâti est sujet à problème parce que sur le même terrain, il peut y avoir 3 ou 4 personnes. Donc on ne veut pas se précipiter là-dessus. On veut commencer par le cadre bâti. Après, on va entamer au fur et à mesure le cadre non bâti. Donc ce n'est pas qu'on a exclu le cadre non bâti. Non, ce n'est pas ça. On veut commencer par le plus facile. Et le plus facile aujourd'hui sur les terrains d'Essassa, le titre foncier d’Essassa, nous avons à peu près 1 500 personnes qui ont le cadre bâti. Sur à peu près les 4 000 personnes qui réclament être propriétaires ici à Essassa"


Une reconnaissance des habitants


Les habitants présents ont pour la plupart salué l’initiative.
Un résident a déclaré :
"Avoir un titre foncier, c'est vraiment salutaire. C'est un acte à louer par rapport à l'initiative des plus hautes autorités de l'État en tête, entre lesquelles le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui pour lui le Gabonais doit être restauré"
Un autre habitant a toutefois exprimé certaines inquiétudes :
"Ce qui est gênant dans ça, c'est que nous qui sommes presque les premiers, parce que moi je suis de l'autre côté, du côté du transformateur. Nous avons pris quand même des parcelles qui correspondaient, n'est-ce pas, au projet de nos enfants. Nous n'allions pas construire des cités, parce que nous avons des enfants qui ont des projets. Et même si nous avons bâti des logements, il s'avère que par rapport à une certaine contrainte, c'est-à-dire la limitation du nombre de mètres carrés, alors ça pose problème. On parle de 2 000 mètres carrés, on parle de 4 999 mètres carrés, et celui qui a 6 000 ou 7 000, quelle est la suite ?"


Une opération en quatre mois


Prévue pour durer quatre mois, l'opération gouvernementale vise à faciliter l’accès sécurisé aux fonciers. Les tarifs sont fixés en fonction de la surface : de 0 à 2 000 m², le coût est de 600 000 francs CFA et de 1 200 000 francs CFA pour les parcelles de 2 000 à 4 999 m² hors zone à servitude.
Avec cette initiative, l'État espère apporter des solutions concrètes à une problématique foncière longtemps sensible pour de nombreux Gabonais.


 


 

Par Pamphil

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