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UN DANGER ROULANT SUR LES ROUTES

UN DANGER ROULANT SUR LES ROUTES
Motos défectueuses au Gabon menacent la sécurité routière, surtout à Libreville et en province, faute de contrôles mécaniques stricts efficaces.

Sur les routes gabonaises notamment à l'intérieur du pays dans villes départementales ou même entre les villages, les motos sont devenues un moyen de transport incontournable, notamment dans les grandes villes comme Libreville, Port-Gentil ou Franceville. Mais derrière leur utilité quotidienne se cache une réalité inquiétante : l’état mécanique défectueux de nombreux engins qui circulent librement sur les routes, au mépris des règles de sécurité les plus élémentaires.


Des motos bricolées au mépris de la sécurité


Il suffit de lever les yeux sur la circulation pour constater l’ampleur du problème. De nombreuses motos roulent sans phare, ou avec des phares différents, parfois de couleurs différentes, rendant leur visibilité dangereusement faible, surtout la nuit. Les pièces utilisées sont souvent des matériaux de récupération, récupérés ici et là dans des ateliers informels.


Dans bien des cas, les motos sont assemblées avec des pièces de seconde voire troisième main. Beaucoup de pièces adoptées ne sont ni compatibles ni conformes aux normes du constructeur. Résultat : des engins instables, peu fiables et dangereux, aussi bien pour les conducteurs que pour les autres usagers de la route.


Des signes visibles de vétusté alarmante


Le mauvais état de ces motos se remarque aussi à l’oreille. Elles pétaradent bruyamment, signe d’un moteur mal entretenu ou bricolé. Les chaînes crasseuses, rarement graissées, menacent de céder à tout moment. Les amortisseurs sont souvent hors service, certains amortisseur n’amortis plus, rendant la conduite inconfortable et risquée, notamment sur des routes déjà dégradées.


À cela s’ajoutent des freins usés, parfois quasiment inexistants, et des pneus usés ou non adaptés, incapables d’adhérer correctement à la chaussée, surtout en période de pluie. Ces défaillances mécaniques multiplient les risques d’accidents, souvent mortels.


Faible contrôle et responsabilité partagée


Face à cette situation, le contrôle technique des motos reste quasi inexistant. Les forces de l’ordre, débordées ou indulgentes, laissent circuler des engins qui ne devraient plus être autorisés à rouler. De leur côté, les conducteurs, souvent motivés par des contraintes économiques, privilégient la réparation à moindre coût au détriment de leur propre sécurité.


Une urgence de sécurité publique


L’état mécanique défectueux des motos au Gabon n’est pas un simple problème technique, c’est une véritable question de sécurité publique. Sans une réglementation plus stricte, des contrôles réguliers et une sensibilisation accrue des conducteurs, ces engins continueront de transformer les routes gabonaises en pièges mortels. Le temps n’est plus à l’indifférence, mais à l’action.


Sur les routes gabonaises notamment à l'intérieur du pays dans villes départementales ou même entre les villages, de nombreux conducteurs roulent sans casque ou avec des casques non réglementaires, fissurés ou mal attachés. Cette négligence banalisée expose directement à des traumatismes graves. Plus inquiétant encore, les passagers assis à l’arrière des motos n’ont presque jamais de casque. Transportés sans protection, souvent pressés, ils deviennent les premières victimes lors des chutes et collisions, dans un silence complice qui entretient l’insécurité routière, faute de contrôle, de sensibilisation et de sanctions réellement dissuasives sur le terrain.


Pour rappel, une collision entre deux motocyclettes  roulant  à vive allure sur une route  dégradée  entre le village  EBOMANE et la ville  de MINVOUL  dans le département  du Haut -Ntem fait  trois morts sur le champs  et des blessés  graves .


 

Par Pamphil

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