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OÙ SONT-ILS PASSÉS ?

OÙ SONT-ILS PASSÉS ?
Le championnat gabonais de première division a fait vibrer Port-Gentil avec Casimir Ninga, Célestin Mouyabi, Vianney Mabidé et stars africaines, offrant spectacle, intensité et grands exploits historiques.

Autrefois, le championnat national de première division du Gabon faisait rêver. Les stades vibraient au rythme des passes millimétrées et des accélérations fulgurantes des stars africaines. Des Guinéens, Ghanéens, Nigérians, Togolais, Béninois, Tchadiens ou encore Congolais, qu’ils viennent de Brazzaville ou de Kinshasa, illuminaient le National Foot. Aujourd’hui, la donne a changé. Les présidents de clubs semblent avoir perdu l’envie de recruter ces grands noms. Mais pourquoi ?


Beaucoup pointent du doigt le manque d’ambition. Là où, autrefois, les dirigeants se battaient pour attirer des talents confirmés, on constate désormais une logique inverse : privilégier des joueurs locaux peu connus, parfois des “tocards” et des “ illustres inconnus”, pour constituer l’équipe. La stratégie semble motivée par des économies financières immédiates plutôt que par le désir de renforcer le spectacle et le niveau du championnat.


Un championnat moins attractif


Les conséquences sont visibles sur le terrain et dans les gradins. Le National Foot est devenu plus terne, moins spectaculaire. Les matchs manquent de rythme, les stades se vident de plus en plus et l’engouement des supporters a fortement diminué. La nostalgie des belles années est palpable. À cette époque, chaque rencontre offrait de l’intensité, des dribbles, des buts spectaculaires et des joueurs capables de changer le cours d’un match à eux seuls.


Les grands clubs n’ont plus la même aura. Recruter des stars africaines exige des moyens financiers et une vision sur le long terme que peu de présidents semblent aujourd’hui prêts à investir. Les budgets restent serrés, et l’attrait des grandes signatures pour le public ne suffit plus à justifier les dépenses.


L’explosion des petits clubs


Parallèlement, le championnat a vu l’essor de petits présidents, souvent à la tête de clubs moins structurés. Leur priorité est la survie économique immédiate plutôt que la conquête de titres ou la mise en avant de talents internationaux. Résultat : le niveau global de la compétition stagne, et le rêve de voir le Gabon accueillir à nouveau des stars africaines semble s’éloigner.


Certains analystes appellent à un réveil des ambitions. Redonner au National Foot son prestige d’antan passe par une combinaison de moyens financiers, de vision sportive et d’un réel désir de spectacle. Sans cela, le championnat risque de continuer sa lente descente vers l’anonymat.


Des exploits de Georges Alhassane, Foxi Kéthévoama, Juma Mossi


Le championnat de première division gabonais a longtemps été une vitrine de stars africaines, attirant les regards et les passions des supporters dans les stades emblématiques tels que le Stade de la Mosquée de Port-Gentil ou le complexe Omnisport Omar Bongo. À cette époque, les présidents de clubs savaient faire rêver leurs fans en recrutant des joueurs venus de toute l’Afrique : du Nigeria au Ghana, de la Guinée au Togo, du Bénin au Congo-Brazzaville, sans oublier le Burundi et la RDC.


Le Burundais Juma Mossi et le Béninois Ressort Hounkpati 


Les supporters se régalaient des exploits de Casimir Ninga et de Dany Karl Marx, tandis que le Guinéen Facinet Camara et les Ghanéens Georges Alhassane, Emanuel Quarshie et Sunday Ibrahim faisaient vibrer les gradins. Le Burundais Juma Mossi et le Béninois Ressort Hounkpati ajoutaient intensité et technique, tout comme l’Ivoirien Mounguehi Guehi et Ipaye Wasiu. Célestin Mouyabi, brilla au poste de défenseur central avec l’AS Sogara de Port-Gentil, après un passage en France à l’EAC Chaumont dans les années 1980.


Dans la mémoire des amateurs de football spectacle


D’autres noms comme Robert Lokissimbaye Loko, international tchadien, Charlie Dopékoulouyen, Vianney Mabidé et Foxi Kéthévoama, sans oublier Kodjo Fo Doh Laba, restent gravés dans la mémoire des amateurs de football gabonais. Aujourd’hui, ces grandes figures rappellent une époque où le championnat national offrait spectacle, intensité et émotions à chaque match.


 


 

Par Pamphil

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