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Justice

REFUS DE TOUTE INSTRUCTION JUDICIAIRE

REFUS DE TOUTE INSTRUCTION JUDICIAIRE
Le procureur général Eddy Minang rappelle aux forces de sécurité : seules les instructions du procureur de la République dirigent les enquêtes pénales. Toute autre autorité est inacceptable

Une mise au point ferme sur l’autorité judiciaire


Lors d’une séance de travail tenue hier au palais de justice de Libreville, le procureur général près la Cour d’appel de Libreville, Eddy Minang, a tenu à faire une mise au point claire à l’endroit des forces de défense et de sécurité. Son message principal portait sur un principe fondamental de la procédure pénale : dans le cadre des enquêtes et des investigations judiciaires, aucune autorité autre que le procureur de la République ne peut donner des ordres ou des instructions.


Cette déclaration se veut un rappel à l’ordre, mais aussi une clarification nécessaire dans un contexte où les rôles et responsabilités doivent être strictement respectés.


Une déclaration sans ambiguïté


« Il est également inconcevable que dans le cadre de vos enquêtes ou de vos investigations, que vous receviez en matière pénale, en matière judiciaire, des ordres ou des instructions provenant d’une autorité autre que le procureur de la République », a déclaré Eddy Minang.


Par cette phrase forte, le procureur général a rappelé que les officiers de police judiciaire agissent sous l’autorité exclusive du parquet. Ce principe est au cœur du fonctionnement de la justice pénale. Il garantit que les enquêtes se déroulent dans un cadre légal, neutre et contrôlé par l’autorité judiciaire compétente.


Le fondement juridique de cette position


Le bien-fondé de cette exigence repose sur la loi. En matière pénale, le procureur de la République est le chef de l’action publique. C’est lui qui dirige les enquêtes, donne les instructions aux officiers de police judiciaire et veille au respect des règles de procédure.


Recevoir des ordres d’une autre autorité, qu’elle soit administrative, politique ou hiérarchique, constituerait une violation grave des principes de l’État de droit. Cela pourrait compromettre la régularité des procédures, fragiliser les dossiers judiciaires et exposer les agents à des sanctions.


Protéger l’indépendance de la justice


En insistant sur ce point, le procureur général cherche avant tout à protéger l’indépendance de la justice. Une enquête pénale doit rester à l’abri de toute pression extérieure. Seul le procureur de la République est habilité à orienter le travail judiciaire, dans le respect de la loi.


Ce rappel vise aussi à sécuriser le travail des forces de sécurité. En obéissant uniquement aux instructions du parquet, les officiers de police judiciaire se protègent eux-mêmes contre d’éventuelles dérives ou abus d’autorité.


Un message clair aux forces de sécurité


Le message d’Eddy Minang est donc clair : en matière pénale et judiciaire, la chaîne de commandement est strictement définie. Toute instruction venant d’une autre autorité est non seulement inacceptable, mais contraire à la loi.


À travers cette prise de position, le procureur général entend renforcer la discipline judiciaire et rappeler que le respect des règles n’est pas une option, mais une obligation. Un rappel salutaire pour garantir une justice crédible, équitable et respectueuse des principes fondamentaux.


 


 


 


 

Par Pamphil

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