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PLUSIEURS MEMBRES DU GOUVERNEMENT

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Crise dans l’éducation gabonaise : le gouvernement intervient pour régulariser les situations administratives des enseignants, maîtriser le budget et relancer progressivement les cours après deux semaines de grève.

La paralysie qui frappe depuis deux semaines le système éducatif gabonais pourrait bientôt trouver une issue. Une séance plénière, émaillée de débats électriques et de propositions concrètes, s’est tenue hier en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont les ministres en charge du budget et de la Fonction publique. L’objectif était de sortir totalement de l’étau dans lequel se trouvent les enseignants et rétablir les activités pédagogiques sur l’ensemble du territoire.


La grève des chargés de cours, déclenchée il y a maintenant quinze jours, paralyse les établissements universitaires. Ces derniers exigent des préalables précis avant toute reprise des cours, parmi lesquels la régularisation de leurs situations administratives et la prise en compte de l’effet solde.


Une séance plénière pour défaire le blocage


Dès l’ouverture de la session, le parterre des participants a montré l’ampleur de la volonté gouvernementale de désamorcer la crise. Laurence Ndong, ministre de la Fonction publique, a rappelé que l’éducation ne peut exister sans enseignants.


« Il n'y a pas d'éducation sans enseignant. Donc les conditions de travail et de vie des enseignants sont une priorité pour le gouvernement. La régularisation des situations administratives est une priorité et fait partie des instructions que nous avons reçues du chef de l'État », a-t-elle déclaré.


La ministre a souligné que toutes les situations administratives seraient régularisées, ajoutant toutefois que les mises en soldes suivraient le cadrage budgétaire.


« Mais il n'y a pas de raison que des compatriotes qui travaillent, qui rendent un service public, que leur situation ne soit pas régularisée », a insisté Laurence Ndong, devant un parterre attentif de membres du gouvernement et de représentants syndicaux.


Selon elle, cette démarche permettra de désamorcer le climat de tension et de redonner confiance aux enseignants, pris à la gorge par l’incertitude sur leur avenir professionnel et financier.


Le cadrage budgétaire au cœur des discussions


Marc Abeghe, ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances, a quant à lui expliqué le rôle du cadrage budgétaire dans la régularisation des situations administratives et de l’effet solde.


« L'effet solde, c'est juste la prise en compte par la solde de la régularisation des situations administratives. Le cadrage budgétaire, comme l'a indiqué ma collègue tout à l'heure, ça voudrait dire que la masse salariale doit être maîtrisée, la dépense publique doit être maîtrisée », a-t-il indiqué.


Selon le ministre, la programmation des régularisations s’étalera sur toute l’année, en tenant compte des limites imposées par le budget national.


« Nous allons faire le nécessaire de telle sorte que le cadrage prenne en compte le maximum des situations dans le cadre de cette année pour permettre aux enseignants de voir leur situation administrative régularisée. Mais le problème, le cadrage budgétaire, tient sur un an », a-t-il précisé, dans l’espoir de rassurer les syndicats et le personnel enseignant.


Une crise émaillée de tensions


La séance plénière a été émaillée de débats parfois vifs, certains représentants syndicaux exprimant leur frustration face à la lenteur de la régularisation. Les discussions ont montré que si le gouvernement est déterminé à sortir de la crise, le chemin reste semé d’embûches.


Un enseignant participant aux débats a confié, sous couvert d’anonymat :


« Nous avons parfois l’impression de nous débattre pour obtenir ce qui nous revient de droit. C’est comme si nous étions pris à la gorge. Mais entendre les ministres expliquer clairement le calendrier de régularisation nous donne un peu d’espoir. »


Pour d’autres, la question de l’effet solde reste un point sensible, car elle conditionne directement le revenu des enseignants et leur motivation à reprendre le travail.


Vers une sortie progressive de crise


La suite des discussions devrait se dérouler dans le cadre d’une commission tripartite, qui se réunira prochainement sous la présidence du vice-président du gouvernement. Les participants espèrent que cette rencontre permettra de défaire l’étau qui bloque actuellement le fonctionnement normal des universités et de clarifier le calendrier de régularisation.


Laurence Ndong s’est voulue rassurante :


«Il n'y a pas d'éducation sans enseignant. Donc la les conditions de travail et de vie des enseignants sont une priorité pour le gouvernement. La régularisation des situations administratives est une priorité et fait   partie des instructions que nous avons reçues du chef de l'État. Pour ce qui concerne la fonction publique, nous  allons régulariser administrativement toutes les situations. Maintenant, les mises en soldes suivront selon le cadrage du budget. Mais il n'y a pas de raison que des compatriotes qui   travaillent, qui rendent un service public, que leur situation ne soit pas régularisée »


De son côté, Marc Abeghe a souligné que la maîtrise de la dépense publique n’empêche pas la prise en compte des enseignants :


«L'effet solde, c'est juste la prise en  compte par la solde régularisation des situations administratives. Le cadrage budgétaire, comme l'a indiqué ma collègue tout à l'heure, ça voudrait  dire que la masse salariale doit être maîtrisée, la dépense publique doit être maîtrisée.   Nous allons faire le nécessaire de telle sorte que le cadrage prenne en compte le maximum des situations dans le cadre de cette année pour permettre aux enseignants de voir leur situation administrative régularisée Mais le problème le cadrage budgétaire tient sur un an donc la programmation des prises en compte s'étalera sur toute l'année»


Une grève qui met la lumière sur les priorités éducatives


Cette crise, bien que perturbatrice pour les étudiants et le personnel, met en évidence des problèmes structurels dans le secteur éducatif gabonais. La régularisation administrative et l’effet solde, longtemps négligés, sont désormais au cœur des priorités gouvernementales.


Selon un analyste en politique publique :


« Cette grève, comme toutes celles qui sont émaillées de revendications salariales et administratives, permet de rappeler que le capital humain est la clé du développement. Les enseignants sont les piliers de l’éducation, et il est essentiel de se défaire de toute lourdeur administrative pour leur garantir des conditions de travail dignes »


Un parterre mobilisé pour un objectif commun


Hier, le parterre des ministres et des représentants syndicaux a illustré une volonté politique forte de désamorcer la crise. Les mots de Laurence Ndong et de Marc Abeghe ont été accueillis avec un mélange d’espoir et de prudence.


Les syndicats, eux, restent vigilants. Une source proche de la commission tripartite indique que toute reprise des activités pédagogiques dépendra de la clarté des mesures annoncées et de leur mise en œuvre effective.


« Nous ne voulons pas reprendre le travail simplement pour constater que rien n’a changé », confie un délégué syndical.


Vers un apaisement progressif


Si les discussions se poursuivent comme prévu, il est probable que les établissements universitaires retrouvent progressivement leur fonctionnement normal. La régularisation administrative et l’effet solde sont désormais sur la table, et le gouvernement semble déterminé à sortir totalement de la crise.


Le défi reste toutefois de taille : concilier le cadrage budgétaire avec les revendications légitimes des enseignants, tout en évitant de laisser le système éducatif à l’arrêt trop longtemps.


Le parterre gouvernemental, émaillé de visages attentifs et de regards déterminés, laisse entrevoir une lueur d’espoir. Pour les enseignants et les étudiants, l’important est de voir les paroles se transformer en actes, afin que la crise actuelle devienne un souvenir lointain.


 


 

Par Pamphil

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