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PASSERELLE ENTRE L’ÉTAT ET LA SOCIÉTÉ CIVILE

PASSERELLE ENTRE L’ÉTAT ET LA SOCIÉTÉ CIVILE
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Une rencontre républicaine porteuse de sens


Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu en audience, hier, le nouveau bureau du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC). La délégation était conduite par son président, Guy Bertrand Mapangou.


Cette rencontre s’inscrit dans le strict respect des usages républicains, après l’installation officielle du nouveau bureau de l’institution. Mais au-delà du protocole, cette audience a surtout été l’occasion de réaffirmer le rôle central du CESEC dans la gouvernance participative et dans le dialogue entre l’État et la société civile.


Le CESEC, une institution au cœur de la démocratie participative


Le Conseil économique, social, environnemental et culturel n’est pas une institution comme les autres. Il se situe à la croisée de l’action publique et des attentes citoyennes. Sa mission principale est de conseiller les pouvoirs publics, tout en faisant remonter les préoccupations réelles des populations.


Le CESEC regroupe des acteurs issus de plusieurs horizons :


le monde social,


les syndicats,


les milieux économiques,


la société civile organisée,


les acteurs culturels et environnementaux.


Cette diversité fait du CESEC un espace d’expression pluraliste, où les intérêts des différentes composantes de la nation peuvent être entendus, discutés et pris en compte.


Un renouveau impulsé par la vision présidentielle


Le CESEC connaît aujourd’hui un véritable renouveau. Cette nouvelle dynamique est portée par la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a nommé Guy Bertrand Mapangou à la tête de l’institution.


Ce renouvellement marque la fin de la période de transition et ouvre une nouvelle étape institutionnelle. Il s’agit désormais de consolider les acquis, mais surtout de redonner toute sa place au dialogue social dans la construction des politiques publiques.


À l’issue de l’audience, le président du CESEC n’a pas caché sa satisfaction. Il a salué le climat apaisé dans lequel la transition s’est déroulée.


« Je pense qu’il faut féliciter le président pour avoir réussi cette transition, une transition sans heurt, sans convulsion, sans fracture », a déclaré Guy Bertrand Mapangou.


Il a ajouté : « Les Gabonais peuvent aussi se féliciter d’avoir quelqu’un qui tient à ses promesses, parce que la parole d’un chef est sacrée ».


La société civile, actrice à part entière de la gouvernance


L’un des piliers de la démocratie moderne est la participation citoyenne. À ce titre, le CESEC joue un rôle de passerelle entre l’État et la société civile.


L’institution permet aux citoyens, à travers leurs représentants, de participer indirectement aux décisions publiques.


Le bien-fondé de cette approche est clair : une politique publique est plus efficace lorsqu’elle tient compte des réalités du terrain. Le CESEC veille ainsi à ce que les préoccupations sociales, économiques, culturelles et environnementales soient intégrées dans les orientations gouvernementales.


Cette démarche inclusive améliore la qualité des décisions, renforce la confiance entre les gouvernants et les gouvernés, et contribue à une démocratie plus équilibrée.


Le dialogue social comme outil de prévention des tensions


Dans un contexte marqué par des revendications sociales récurrentes, le dialogue apparaît comme un outil essentiel. Le CESEC se positionne justement comme un médiateur entre les différents acteurs sociaux.


Pour Guy Bertrand Mapangou, le dialogue est la seule voie durable pour prévenir les tensions.


« En tant que conseiller à disposition du gouvernement, et aussi médiateur dans le dialogue social, nous allons nous mettre assez rapidement au travail pour que l’harmonie règne », a-t-il expliqué.


Il a insisté sur la nécessité d’apaiser les tensions dans le monde syndical et dans les administrations.


« Tout ce qu’on entend comme soubresauts dans le monde social et syndical doit s’atténuer uniquement par le dialogue et la concertation », a-t-il affirmé.


Intégrer les enjeux culturels et environnementaux


Le CESEC ne se limite pas aux questions économiques et sociales. Il intègre également les enjeux environnementaux et culturels, devenus incontournables dans le débat public.


Selon son président, ces thématiques sont fondamentales pour l’avenir du pays.


« Tous les défis culturels qui nous ramènent à nos traditions, à notre identité nationale, sont des sujets importants », a souligné Guy Bertrand Mapangou.


La culture et l’environnement ne sont pas des sujets secondaires. Ils participent à la cohésion nationale, à la préservation du patrimoine et à un développement durable respectueux des générations futures.


Le bien-fondé du CESEC dans la gouvernance moderne


Le bien-fondé du CESEC repose sur une idée simple : gouverner avec le peuple et non pour le peuple seulement.


En donnant la parole aux acteurs de la société civile, l’État s’assure que les décisions prises répondent aux attentes réelles des citoyens.


Cette méthode permet aussi d’anticiper les crises, de désamorcer les conflits sociaux et de renforcer la paix sociale. Le CESEC devient ainsi un espace d’écoute, de concertation et de propositions.


Dans une démocratie en construction ou en consolidation, ce type d’institution est indispensable. Elle contribue à une gouvernance plus responsable, plus transparente et plus humaine.


Une institution au service de la cohésion nationale


En veillant à ce que toutes les voix soient entendues, le CESEC participe activement à la cohésion nationale. Il lutte contre l’exclusion, les frustrations sociales et les incompréhensions entre l’État et les citoyens.


L’audience accordée par le chef de l’État au nouveau bureau du CESC envoie donc un message fort : celui d’un pouvoir ouvert au dialogue, à l’écoute et résolument tourné vers la participation citoyenne.


Vers une démocratie plus inclusive


Avec ce nouveau bureau, le CESEC est appelé à jouer pleinement son rôle dans la 5ᵉ République. Les attentes sont grandes, mais la volonté affichée est claire : faire du dialogue et de la concertation les piliers de l’action publique.


Comme l’a rappelé Guy Bertrand Mapangou, l’objectif est simple mais ambitieux :


« Faire en sorte que l’harmonie règne au Gabon, par le dialogue et la concertation ».


Le CESEC se positionne ainsi comme une véritable passerelle entre l’État et la société civile, au service d’une démocratie participative renforcée et d’un développement plus inclusif.

Par Pamphil

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