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MOUNGUENGUI ET MBIKA NDJAMBOU EN POSTE ?

MOUNGUENGUI ET MBIKA NDJAMBOU EN POSTE ?
Le football gabonais peut-il se redresser avec Pierre Alain Mounguengui et Brice Mbika Ndjambou à la tête de la Fégafoot et de la Linafp, face aux crises persistantes ?

Le football gabonais traverse depuis plusieurs années une zone de turbulences dont il peine à sortir. Entre crises institutionnelles, performances sportives en dents de scie et championnats à l’arrêt ou irréguliers, la discipline reine au Gabon semble loin de son potentiel. Une question revient avec insistance dans l’opinion publique sportive : le football national peut-il réellement se relever avec les actuelles équipes dirigeantes à sa tête, notamment le bureau exécutif de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot), conduit par Pierre Alain Mounguengui, et celui de la Ligue nationale de football professionnel (Linafp), dirigé par Brice Mbika Ndjambou ?


Une crise qui s’installe dans la durée


Les difficultés du football gabonais ne sont pas nouvelles. Elles se manifestent par des championnats inexistants souvent interrompus, des clubs en manque criant de moyens financiers et humains et une organisation générale jugée désordonnée. À cela s’ajoutent les tensions récurrentes entre les différents acteurs du football : dirigeants, clubs, joueurs et autorités de tutelle. Cette instabilité chronique nuit à l’organisation régulière des compétitions locales, freine le développement des jeunes talents et plombe la sélection nationale les Panthères.
Malgré plusieurs promesses de réformes et de relance, les résultats concrets tardent à se matérialiser, laissant planer un sentiment de stagnation.


La Fégafoot face à ses responsabilités


Sous la direction de Pierre Alain Mounguengui, la Fégafoot a certes enregistré quelques avancées, notamment sur le plan de la reconnaissance internationale et de la structuration administrative. Toutefois, ces acquis ressemblent à une goutte dans l’eau face aux attentes du football national. De nombreux observateurs pointent un manque de vision claire à long terme, ainsi qu’une communication parfois opaque avec les acteurs de base et des résultats aux compétitions internationales peu reluisants.
La gestion des compétitions, la formation des cadres techniques et l’accompagnement des clubs demeurent des chantiers inachevés souvent tronqués. En outre, la dépendance financière vis-à-vis de l’État et des partenaires occasionnels fragilise l’autonomie de la fédération et des clubs de football de première division.


La Linafp, un moteur en panne


La Ligue nationale de football professionnel, censée être le moteur du football d’élite, peine également à jouer pleinement son rôle. Sous la présidence de Brice Mbika Ndjambou, la Linafp fait face à des contraintes budgétaires importantes et à des difficultés organisationnelles persistantes. Les retards de paiement, l’insuffisance de sponsoring structuré et l’absence d’un modèle économique viable limitent son efficacité.
Les clubs, souvent livrés à eux-mêmes, survivent plus par passion que par une réelle politique professionnelle. Cette situation impacte directement la qualité du jeu, l’attractivité du championnat, la motivation des joueurs et hypothèque l’avenir de l’équipe nationale.


Des carences structurelles profondes


Au-delà des hommes, c’est tout le système qui semble montrer ses limites. Infrastructures sportives insuffisantes ou mal entretenues, formation des jeunes peu encadrée, manque de données fiables et de stratégie marketing : les faiblesses sont nombreuses. Le football gabonais souffre également d’un déficit d’objectifs, ce qui complique toute tentative de réforme ambitieuse.


Quel avenir pour le football gabonais ?


La question est de savoir si Pierre Alain Mounguengui et Brice Mbika Ndjambou peuvent redresser la situation? Mais surtout si les structures actuelles sont adaptées aux défis modernes du football. Sans une remise en question profonde, une meilleure gouvernance et une implication réelle de tous les acteurs, les déboires risquent de se prolonger.
Le football gabonais dispose pourtant d’atouts indéniables : un vivier de talents, une passion populaire intacte et une reconnaissance internationale grâce à certains joueurs évoluant à l’étranger. Malheureusement, les dirigeants ne mettent en application aucun projet cohérent et durable, capable de redonner espoir à tout un pays amoureux du ballon rond. Après avoir bu le calice jusqu’à la lie face au Mozambique et mis au supplice contre la Côte d’Ivoire, le Gabon a touché le fond. 

Par Pamphil

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