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ÉCHANGES AVEC LA BANQUE MONDIALE

ÉCHANGES AVEC LA BANQUE MONDIALE
Le Gabon renforce sa coopération avec la Banque mondiale à Yaoundé pour améliorer l’efficacité des projets, soutenir le secteur privé, développer l’eau, l’électricité et promouvoir une croissance inclusive durable nationale.

À l’occasion d’une séance de travail tenue au siège régional de la Banque mondiale à Yaoundé, au Cameroun, le ministre d’État, ministre en charge de l’Économie et des Finances, Vice-Président du Gouvernement par intérim, Henri-Claude Oyima, a conduit une délégation gabonaise dans le cadre d’échanges stratégiques avec les responsables de l’institution financière internationale. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la coopération entre le Gabon et la Banque mondiale, avec pour objectif principal d’améliorer l’efficacité de l’appui apporté aux projets de développement dans les secteurs jugés prioritaires par les autorités gabonaises.


Un dialogue stratégique axé sur l’efficacité des projets


Les discussions ont porté en premier lieu sur la nécessité de mieux prioriser et suivre les projets soutenus par la Banque mondiale au Gabon. Pour les deux parties, il s’agit d’éviter la dispersion des ressources et de concentrer les efforts sur des projets à fort impact socio-économique. Cette approche vise à garantir que les financements mobilisés produisent des résultats concrets et mesurables, notamment en matière d’accès aux services de base, de création d’emplois et de croissance inclusive.


Pour les populations gabonaises, ce renforcement du suivi et de l’évaluation des projets est essentiel. Il permet de s’assurer que les investissements réalisés répondent effectivement aux besoins des citoyens, qu’il s’agisse d’infrastructures, de services sociaux ou de développement local. Une meilleure efficacité des projets signifie également une utilisation plus transparente des fonds publics et des financements extérieurs, un enjeu central pour la confiance des citoyens.


Le rôle accru de la SFI et la mobilisation du secteur privé


Un autre point essentiel des échanges a concerné le renforcement du rôle de la Société financière internationale (SFI), filiale du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé. Les autorités gabonaises ont souligné l’importance de l’appui de la SFI pour accompagner l’accélération de la diversification économique, un objectif majeur de la stratégie de développement du pays.


En soutenant les investissements privés, notamment dans les secteurs productifs non pétroliers, la SFI peut contribuer à la création d’emplois durables et à la stimulation de l’entrepreneuriat local. Pour les populations, cela se traduit par davantage d’opportunités économiques, une réduction de la dépendance aux revenus extractifs et une économie plus résiliente face aux chocs extérieurs.


La mobilisation accrue du secteur privé est également est un levier pour améliorer la qualité des services et favoriser l’innovation, tout en complétant l’action de l’État dans des domaines essentiels.


Eau et électricité : des secteurs prioritaires pour le bien-être des populations


Un accent particulier a été mis sur la restructuration du secteur de l’eau et de l’électricité, considéré comme stratégique pour le développement du Gabon. L’accès fiable à l’eau potable et à l’électricité demeure un défi pour de nombreuses populations, en particulier dans les zones rurales et périurbaines.


Les échanges ont permis de réaffirmer l’engagement du Gabon dans l’Initiative M300, qui ambitionne de connecter 300 millions de personnes à l’électricité en Afrique subsaharienne à l’horizon 2030. Cette initiative mise sur l’expansion des réseaux électriques existants, mais aussi sur le déploiement de mini-réseaux et de solutions solaires autonomes.


Pour les Gabonais, l’amélioration de l’accès à l’électricité représente un facteur déterminant de développement. Elle favorise l’activité économique, améliore les conditions de vie, soutient l’éducation et renforce les services de santé. De même, une meilleure gestion du secteur de l’eau contribue directement à la santé publique et à la réduction des inégalités territoriales.


Les réformes de la Ve République en toile de fond


Au cours de la rencontre, le ministre d’État a rappelé les priorités du Gouvernement en matière d’investissements productifs, articulées autour des sept piliers structurants définis par les autorités. Ces orientations s’inscrivent dans le cadre des réformes phares engagées sous la Ve République, notamment en matière de mobilisation des ressources internes, de rationalisation des dépenses publiques et d’amélioration de la gestion des établissements publics.


L’amélioration du climat des affaires a également été mise en avant comme un facteur clé pour attirer les investissements et renforcer la compétitivité de l’économie gabonaise. Le soutien de la Banque mondiale à ces réformes est perçu comme un accompagnement technique et financier précieux pour assurer leur mise en œuvre effective.


Un partenariat au service du développement inclusif


Au-delà des aspects techniques, ces échanges illustrent la volonté des autorités gabonaises de bâtir un partenariat plus stratégique avec la Banque mondiale, centré sur les résultats et l’impact social. Pour les populations gabonaises, le bien-fondé de cette coopération réside dans sa capacité à améliorer concrètement les conditions de vie, à renforcer les infrastructures de base et à créer les conditions d’un développement durable et inclusif.


En consolidant ce cadre de collaboration, le Gabon entend tirer pleinement parti de l’expertise et des financements de la Banque mondiale afin de répondre aux attentes des citoyens et de poser les bases d’une croissance plus équitable et mieux partagée.


 


 

Par Pamphil

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