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L’ARMÉE N’A PAS SUIVI

L’ARMÉE N’A PAS SUIVI
Tentative de putsch au Bénin en décembre 2025 : Patrice Talon confirme que l’armée n’a pas suivi, les mutins arrêtés, appui du Nigeria et coopération Cedeao pour neutraliser l’attaque.

Le Président béninois Patrice Talon est revenu sur la tentative de coup d’État déjouée début décembre 2025. Selon lui, aucune partie importante de l’armée ni de la population n’a soutenu les mutins. Il a aussi expliqué le rôle joué par le Nigeria, dans le cadre de la Cedeao, pour neutraliser les putschistes.


Une attaque déjouée rapidement


Le 7 décembre 2025, des militaires ont annoncé à la télévision nationale qu’ils avaient destitué le président Patrice Talon. Cette annonce a créé une grande inquiétude au Bénin et dans la région. Mais l’armée béninoise a rapidement repris le contrôle. L’intervention a été appuyée par le Nigeria et, dans une moindre mesure, par la France.


Plusieurs personnes ont été tuées lors de ces événements. Une trentaine de personnes, principalement des militaires, ont été arrêtées. Elles sont poursuivies pour des crimes graves comme la trahison, l’assassinat et l’atteinte à la sécurité de l’État. Le chef présumé des mutins, le lieutenant-colonel Pascal Tigri, ainsi que d’autres meneurs, sont toujours en fuite.


“Ce n’était pas un coup d’État mais une attaque”


Lors de son intervention sur TV5 Monde, le Président Talon a insisté sur le fait que cette action n’était pas un vrai coup d’État. Il a déclaré : “Il en faut bien plus pour un coup d’État. Il n’y avait aucun ralliement de la population, aucune frange importante de l’armée n’y a adhéré.”


Il a précisé que la majorité des mutins ne faisaient pas partie de la Garde nationale. “Ils ont embarqué de jeunes soldats en formation sur la base de Togbin. Ni le commandement ni aucun sous-commandement de la Garde n’étaient embarqués”, a-t-il expliqué.


La Garde nationale est une unité spéciale des forces armées béninoises, chargée notamment de la lutte contre le terrorisme. Selon le président, l’attaque a été menée par “des voyous, des petits terroristes encouragés par quelques acteurs politiques marginaux et des soutiens extérieurs”.


L’aide militaire du Nigeria


Pour neutraliser les mutins retranchés sur la base de Togbin, dans un quartier résidentiel de Cotonou, le Bénin a reçu un soutien militaire du Nigeria. Patrice Talon a expliqué que cette aide était nécessaire pour limiter les pertes humaines.


“On avait besoin d’une frappe chirurgicale pour neutraliser les blindés dont ils avaient pris possession”, a-t-il dit. Selon lui, le Nigeria a effectué deux frappes à la demande du Bénin, dans le cadre de la Cedeao (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest).


Le président a ajouté : “Si nous avions utilisé nos propres armes, il y aurait eu des dégâts.” Il a aussi souligné l’importance de condamner ce type d’attaques : “Vous pouvez avoir des divergences, mais vous ne devez pas encourager les hommes à opter pour ce choix.”


La traque des mutins en fuite


Le chef des mutins, le lieutenant-colonel Pascal Tigri, est toujours en fuite. Patrice Talon a précisé qu’il avait quitté le camp militaire en civil, à bord d’un véhicule. D’autres meneurs ont réussi à franchir les frontières. Le gouvernement béninois a demandé aux pays voisins de coopérer pour les retrouver.


Ces déclarations montrent que, même si l’attaque a été stoppée, la situation reste sensible. La justice béninoise poursuit ses enquêtes et les autorités cherchent à sécuriser le pays contre d’éventuelles nouvelles attaques.


Des mutins arrêtés et poursuivis


La plupart des personnes arrêtées sont des militaires. Elles sont incarcérées et font l’objet de poursuites pour des crimes graves, notamment :



  • Trahison

  • Assassinat

  • Attentat à la sûreté de l’État


Ces mesures visent à montrer que le Bénin ne tolérera pas les tentatives de renversement du pouvoir.


Une attaque isolée et sans soutien populaire


Patrice Talon a insisté sur le fait que l’attaque était isolée et n’avait aucun soutien significatif. “Aucune frange importante de l’armée n’a adhéré. Il n’y avait aucun ralliement de la population”, a-t-il affirmé.


Cette déclaration vise à rassurer la population et à montrer que le gouvernement contrôle toujours la situation. Le président a aussi voulu rappeler que certains acteurs politiques marginaux peuvent encourager des actions violentes, mais que ces tentatives restent minoritaires et inefficaces.


Le rôle de la Cedeao et la solidarité régionale


L’intervention du Nigeria, à travers la Cedeao, montre l’importance de la solidarité régionale. Patrice Talon a souligné que ce type de coopération est utile pour éviter des pertes humaines et des dégâts matériels.


“C’est appréciable que ce genre d’attaque soit condamnée”, a-t-il déclaré, en soulignant que même en cas de désaccord politique, la violence ne doit pas être encouragée.


L’attaque n’avait pas de soutien important


La tentative de putsch au Bénin début décembre 2025 a été rapidement neutralisée grâce à l’action de l’armée et à l’appui du Nigeria. Le président Patrice Talon a insisté sur le fait que l’attaque n’avait pas de soutien important ni dans l’armée, ni dans la population.


Les mutins arrêtés sont poursuivis pour des crimes graves, et les meneurs en fuite sont recherchés. Le président a appelé à la vigilance et à la solidarité régionale pour éviter que de telles attaques ne se reproduisent.


Cette tentative de coup d’Etat rappelle que la stabilité du Bénin repose sur la vigilance de l’armée, le contrôle des forces de sécurité et la coopération avec les pays voisins. Pour l’instant, le pays semble avoir repris son calme, mais les autorités restent attentives à toute nouvelle menace.





Par Pamphil

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