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10 % DANS LES GRANDES ENTREPRISES

10 % DANS LES GRANDES ENTREPRISES
Gabon : l’État impose 10 % de participation dans les grandes entreprises, redéfinissant les partenariats économiques sous Brice Clotaire Oligui Nguema pour renforcer souveraineté, transparence et retombées nationales économique durable inclusif

Par une série de décisions fortes, le président Brice Clotaire Oligui Nguema entend redéfinir en profondeur les relations entre l’État gabonais et les grandes entreprises. Une nouvelle doctrine économique se dessine, fondée sur la souveraineté, l’équilibre des partenariats et la défense de l’intérêt national.


Une rupture assumée avec les pratiques du passéLe Gabon s’engage dans un tournant majeur de sa gouvernance économique. En initiant une refondation complète des relations entre l’État et les grandes entreprises nationales et internationales opérant sur son territoire, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, affiche une volonté claire : rompre avec les conventions jugées déséquilibrées, longtemps conclues au détriment de l’intérêt national.
« Le Gabon d’hier n’est plus le Gabon d’aujourd’hui », telle est la philosophie qui sous-tend cette nouvelle orientation. Désormais, les accords hérités du passé ne sont plus considérés comme intangibles. Ils doivent être réexaminés, renégociés, voire restructurés afin de garantir des partenariats plus justes, plus transparents et véritablement gagnant-gagnant.


Une exigence centrale : 10 % de participation de l’État


Au cœur de cette refondation se trouve une mesure phare, présentée comme non négociable : la participation minimale de l’État gabonais à hauteur de 10 % du capital de toute grande entreprise opérant sur le sol national. Qu’il s’agisse de sociétés déjà installées ou de nouveaux investisseurs, cette exigence s’impose comme un principe directeur de la nouvelle doctrine économique.
Le message adressé aux opérateurs économiques est sans ambiguïté : toute entreprise souhaitant s’implanter ou poursuivre ses activités au Gabon doit intégrer cette règle. L’État ne se contentera plus d’un rôle passif de signataire de conventions. Il entend devenir un acteur à part entière des structures économiques stratégiques du pays.


Un État partenaire, responsable et engagé


À travers cette décision, le chef de l’État redéfinit la place de l’administration publique dans l’économie nationale. L’objectif n’est pas de freiner l’investissement privé, mais de l’encadrer dans une logique de partenariat équilibré. En devenant actionnaire, même minoritaire, l’État renforce sa capacité à participer aux prises de décisions stratégiques et à orienter les choix des entreprises en cohérence avec les priorités nationales.
Cette implication accrue doit également permettre à l’État de mieux défendre les intérêts des populations, notamment en matière d’emploi, de transfert de compétences et de développement local. Il s’agit d’un changement de paradigme : l’État gabonais se positionne désormais comme un partenaire responsable, engagé et vigilant.


Des retombées économiques directes pour le pays


Au-delà de la dimension politique et symbolique, cette participation de 10 % vise des bénéfices économiques concrets. En intégrant le capital des entreprises, l’État pourra percevoir des revenus directs sous forme de dividendes, renforcer ses ressources budgétaires et réduire sa dépendance à certaines recettes traditionnelles.
Cette stratégie accroît également l’influence de l’État sur les orientations économiques majeures, notamment dans les secteurs jugés stratégiques. Elle traduit une volonté de mieux maîtriser la chaîne de valeur nationale et de s’assurer que la richesse produite sur le territoire gabonais bénéficie davantage à la collectivité.


Une vision globale de développement national


Cette refondation des partenariats économiques s’inscrit dans une vision plus large de développement national portée par le président Oligui Nguema. En appelant les opérateurs économiques à accompagner cette dynamique, le chef de l’État affirme que la croissance ne peut plus se faire sans l’État, ni contre lui.
Le Gabon entre dans une nouvelle ère, où la souveraineté économique, la responsabilité partagée et l’intérêt national constituent les piliers des relations entre le public et le privé. Une transformation profonde, appelée à redessiner durablement le paysage économique du pays.

Par Pamphil

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