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LA PRODUCTION PÉTROLIÈRE CHUTE DE 0,7 %

LA PRODUCTION PÉTROLIÈRE CHUTE DE 0,7 %
Gabon : production pétrolière en recul de 0,7 % au 1er semestre 2025, impactant l’économie et les recettes de l’État. Baisse liée aux pannes, maintenance et champs matures.

Au deuxième trimestre 2025, la production globale des activités extractives a connu un léger recul de 0,7 %, marquant un fléchissement surtout lié à la contreperformance du secteur pétrolier dont la baisse atteint -1,2 %. Sur six mois cumulés, l’ensemble de la production extractive recule de 2,6 %, reflétant le déclin observé dans les trois principaux segments du secteur. Selon la note de conjoncture sectorielle de la Direction générale de l’Économie et de la Politique fiscale, l’indice de production pétrolière a de nouveau diminué de 1,2 % au terme du deuxième trimestre. Ce recul s’explique par des perturbations techniques, notamment la rupture d’un câble électrique et un arrêt pour maintenance des installations, le tout aggravé par le déclin naturel des champs matures. Sur un an glissant, la baisse de la production pétrolière au premier semestre 2025 s’atténue toutefois à -0,8 %, avec une production de 5,6 millions de barils, contre 5,7 millions un an plus tôt. Malgré ces résultats mitigés, les opérateurs restent optimistes quant à l’atteinte des objectifs fixés en début d’année. En termes de comparaison, au premier semestre 2024, la production pétrolière gabonaise affichait une hausse, portée par une amélioration des rendements et une meilleure disponibilité des installations. Par exemple, la production de TotalEnergies EP Gabon s’est élevée en moyenne à 17,3 kb/j, soit une augmentation d’environ 8 % par rapport à la même période de 2023. Cette progression était une réponse aux interventions sur les puits qui ont compensé partiellement le déclin naturel des champs. 


“Le recul de la production pétrolière (-1,2 % au T2 2025) ralentit l’économie, car le pétrole reste le principal revenu de l’État. Sans croissance dans ce secteur, l’argent que l’État reçoit diminue, ce qui rend difficile de financer les services publics et les investissements. En 2024, environ 39 % des recettes de l’État provenaient du pétrole. En 2025, ce pourcentage baisse mais reste élevé (autour de 40 % ou un peu moins), car les revenus pétroliers diminuent avec la production plus faible et des recettes fiscales en baisse. En termes très simples : l’économie du Gabon dépend beaucoup du pétrole. Quand la production baisse (à cause de pannes, maintenance ou champs vieux), l’État gagne moins d’argent. Cela rend le budget plus fragile et peut obliger le gouvernement à chercher d’autres sources de revenus ou à réduire certaines dépenses”


souligne un expert.


 

Par Pamphil

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