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SEEG, KARPOWERSHIP, AGGREKO : À QUAND LA FIN DES DÉLESTAGES ?

SEEG, KARPOWERSHIP, AGGREKO : À QUAND LA FIN DES DÉLESTAGES ?
Le peuple gabonais n’a plus besoin d’excuses. Il n’a plus besoin de communiqués creux. Il a besoin de courant, de stabilité, de respect.

Le Gabon s’éteint pendant que les promesses, elles, restent bien allumées.


Hier, vendredi 12 décembre, les Gabonais ont encore payé le prix fort de l’improvisation énergétique. Un premier délestage d’environ 30 minutes, presque furtif, comme pour tester la patience des populations. Puis, sans avertissement sérieux, sans explication crédible, un second délestage de près de 9 heures, long, épuisant, humiliant. Le courant est revenu progressivement, quartier par quartier, zone par zone, laissant derrière lui colère, pertes économiques et ras-le-bol général.


Ce scénario n’est plus une surprise. Il est devenu une routine.


La SEEG est officiellement en charge.
Karpowership est censée renforcer la production.
Aggreko est présentée comme une solution d’appoint efficace.


Pourtant, dans les foyers gabonais, la réalité est brutale : le noir persiste.


De plus en plus de voix s’élèvent pour exprimer un malaise devenu presque une croyance populaire : chaque fois que le président Brice Clotaire Oligui Nguema voyage, les coupures d’électricité suivent. Coïncidence troublante ou simple incapacité du système à tenir sans supervision politique ? La question dérange, mais elle mérite d’être posée, car les faits sont là, répétitifs, têtus.


Avec Henri Claude Oyima, pilier de l’architecture économique du pays, les ressources existent. Les partenariats sont signés. Les contrats sont annoncés à coups de milliards. Alors pourquoi le courant ne suit-il pas ?


Pourquoi Aggreko, dont l’expertise internationale est souvent vantée, peine-t-elle à produire des résultats visibles et durables ?
Pourquoi Karpowership, présentée comme une solution stratégique, n’empêche-t-elle pas des délestages de 9 heures ?
Pourquoi la SEEG continue-t-elle d’opérer avec un réseau manifestement dépassé ?


La réponse se murmure, puis se crie : la vétusté du matériel.
Des installations vieillissantes.
Des équipements à bout de souffle.
Des groupes de production qui tombent en panne plus vite qu’ils ne sont réparés.


On colmate. On rafistole. On communique. Mais on ne règle pas le fond du problème.


Pendant ce temps, les conséquences sont lourdes :
– des commerçants ruinés par la perte de leurs produits,
– des familles étouffant dans la chaleur et l’obscurité,
– des élèves privés d’études normales,
– des structures de santé exposées à des risques inacceptables.


Et malgré tout cela, les factures arrivent. Pleines. Régulières. Inflexibles.


Le doute est désormais installé dans l’esprit des Gabonais : l’efficacité réelle des prestations d’Aggreko, de Karpowership et de la SEEG est-elle à la hauteur des sommes engagées ? La question n’est plus taboue, elle est sur toutes les lèvres.


Le pays n’a pas besoin de communiqués rassurants.
Il n’a pas besoin de promesses recyclées.
Il a besoin d’un système énergétique fiable, moderne et respectueux des citoyens.


Car l’électricité n’est pas un luxe.
Ce n’est pas une faveur.
C’est un service public vital.


Aujourd’hui, ce ne sont pas seulement les lampes qui s’éteignent.
C’est la confiance.


SEEG, Karpowership, Aggreko : à quand la fin des délestages ?
Le Gabon attend des réponses. Des vraies. Et surtout, de la lumière.

Par Andy van BOULINGUI

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