LÉCONI : UN ENFANT DE 2 ANS MEURT APRÈS UN REMÈDE TRADITIONNEL, ENQUÊTE OUVERTE
Un drame a bouleversé la commune de Léconi, dans les Plateaux. Lundi 8 décembre 2025, un enfant de deux ans est décédé quelques heures après l’ingestion d’un remède traditionnel présenté comme un traitement contre un malaise récurrent. L’affaire provoque une vive émotion locale et place, une nouvelle fois, la question des pratiques thérapeutiques non contrôlées au cœur du débat.
Selon les premiers éléments transmis aux enquêteurs, la brigade de gendarmerie a été alertée vers 16h30 pour le décès du jeune Gael Ontsogo. D’après les témoignages recueillis auprès de la famille, l’enfant aurait consommé une mixture administrée dans l’espoir de le soulager. Mais la composition du breuvage, tout comme son mode d’administration, restent à ce stade inconnus.
Face à la gravité des faits, le père de l’enfant et l’oncle paternel soupçonné d’avoir fourni la substance ont été placés en garde à vue. Les enquêteurs cherchent à reconstituer précisément le fil des événements : qui a décidé de l’administration du remède, dans quel contexte, et surtout d’où provenait cette préparation. La gendarmerie veut déterminer si la mixture a été remise par un praticien traditionnel identifié ou si elle résulte d’une concoction improvisée.
L’enquête s’annonce délicate. Les investigations doivent s’étendre au cercle familial et au voisinage afin d’établir l’origine exacte du produit, les circonstances de sa préparation et la responsabilité de chacun. L’objectif est de savoir si le décès relève d’une imprudence, d’une négligence ou d’une faute plus grave.
Dans un appel à la prudence, les autorités rappellent que l’ingestion de breuvages non identifiés peut être particulièrement dangereuse, surtout chez les enfants en bas âge. Si la médecine traditionnelle reste profondément ancrée dans les habitudes, la gendarmerie et le corps médical insistent sur la nécessité de consulter des professionnels de santé face à des symptômes persistants ou inquiétants.
Ce drame relance aussi un enjeu de santé publique. Dans la province, plusieurs alertes similaires ont déjà mis en lumière les risques liés à certains traitements non encadrés. Les soignants de Léconi et de Franceville plaident pour une sensibilisation plus forte des populations, afin d’éviter que d’autres familles ne vivent le même scénario.