LES LIBERTÉS DES PEUPLES AFRICAINS, DÉSORMAIS OBTENUES PAR UN COUP D’ÉTAT ?
Pourquoi ces multiples coups d’État en Afrique depuis 2020 ?
Plusieurs raisons se combinent pour créer ce climat propice aux coups :
Crise de gouvernance et corruption
De nombreux dirigeants sont accusés de clientélisme, détournements, mauvaise gestion, ce qui alimente le mécontentement et l’idée que le régime n’agit pas pour le bien commun. Ce sentiment de « trahison » justifie aux yeux de certains militaires l’intervention pour restaurer la « dignité de l’État ».
Insécurité et dégradation de la situation sociale
Dans des pays frappés par l’instabilité, l’insécurité ou des crises économiques, les populations aspirent à un retour à l’ordre — un motif souvent invoqué pour justifier un putsch.
Faiblesse des institutions démocratiques et état de droit fragile :
Quand les parlements, la justice ou les médias sont perçus comme captifs du pouvoir, les citoyens perdent confiance dans les processus démocratiques. Le coup d’État devient alors vu comme le « dernier recours ».
Déception populaire vis-à-vis des promesses démocratiques
de jeunes Africains affirment préférer la démocratie, mais ils sont souvent déçus par les résultats , chômage, pauvreté, manque de services publics — ce qui alimente le désir de « changement radical ».
Huit pays africains frappés par des coups d’État depuis 2020
Depuis 2020 ,8 pays on connus le phénomène du putsch,Notemment:
Le Mali, premièrement le18 août 2020 puis un second putch le 24 mai 2021 d'où , l’armée renverse le président et son gouvernement, proclamant la fin de l’ère Keïta .Mais Moins d’un an plus tard, un second coup remet en cause la transition prétendument civile, avec l’armée aux commandes.
La Guinée le 5 septembre 2021, le président est déposé par les forces armées, la constitution et les institutions sont dissoutes.
Le Soudan, 25 octobre 2021, Le coup met fin à un fragile processus de transition vers la démocratie, instauré après la chute du régime précédent. L’armée dissout le gouvernement civil, instaure l’état d’urgence.
Burkina Faso ,24 janvier 2022 ; 30 septembre 2022 , deux coups en moins d’un an : le premier renverse le président Roch Kaboré, le second renverse le successeur militaire — signe d’instabilité chronique.
Tchad 2021 (après la mort d’un président) À la suite de la mort du président, l’armée prend le pouvoir, instaurant une transition contestée.
Niger 26 juillet 2023 Le président élu est déposé par la garde présidentielle : coup spectaculaire dans un des derniers États démocratiques de la région.
Gabon 30 août 2023 Juste après l’annonce d’une réélection controversée, l’armée renverse le régime Bongo, met fin à plus de 50 ans de dynastie — un tournant historique.
Madagascar 2025 (coup récent) Décrit comme partie de la récente « ceinture des coups » — un exemple hors Sahel, soulignant que la crise concernerait désormais tout le continent.
Pour certains, ces coups d’État représentent une rupture salutaire un « choc thérapeutique » face à des régimes jugés immobiles, corrompus, ou incapables d’assurer la sécurité et le bien-être des populations. À première vue, la chute de gouvernements impopulaires résonne comme une victoire populaire.
Mais le goût de la « liberté » ainsi obtenue est souvent amer.