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LE CNOU LANCE UN VASTE PROJET NATIONAL DE CONSTRUCTION DE CAMPUS UNIVERSITAIRES

LE CNOU LANCE UN VASTE PROJET NATIONAL DE CONSTRUCTION DE CAMPUS UNIVERSITAIRES
Une nouvelle ère semble s’ouvrir pour le monde universitaire gabonais. La Directrice générale du Centre National des Œuvres Universitaires (CNOU), madame Zora Kassa Epse Nzigou, a tenu ce mercredi 5 novembre 2025 une importante rencontre avec le ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Ludovic Megne Ndong,

Autour d’un projet ambitieux : la construction de campus universitaires sur l’ensemble du territoire national.


Cette initiative, portée par la direction du CNOU nouvellement réorganisée, vise à répondre de manière concrète à la crise du logement étudiant qui mine depuis des années le système universitaire gabonais. Dans un pays où le déficit d’infrastructures universitaires reste criant, ce projet s’inscrit dans la vision du gouvernement de renforcer les capacités d’accueil et d’apprentissage, mais aussi d’améliorer durablement les conditions de vie des étudiants.


Un projet au cœur des priorités sociales


Lors de cette rencontre, la Directrice générale du CNOU a présenté les grandes lignes du programme : obtenir des portions de terrain dans les principales provinces du pays pour y ériger de nouveaux campus modernes et accessibles.
L’objectif est clair : rendre les études supérieures plus inclusives, plus décentralisées et plus équitables.


Selon le document officiel consulté, le projet concernera toutes les grandes régions provinciales du Gabon, à savoir : Province de l’Estuaire : Akanda (Malibé) et Owendo ; Province du Haut-Ogooué : Franceville, Mvengué ; Province de la Ngounié : Mouila ; Province de la Nyanga : Tchibanga et Mayumba ; Province de l’Ogooué-Ivindo : Makokou ; Province de l’Ogooué-Lolo : Koula-Moutou ; Province de l’Ogooué-Maritime : Port-Gentil ; Province du Woleu-Ntem : Oyem.


Cette couverture quasi nationale marque une volonté de désengorger Libreville, longtemps surchargée par la concentration des étudiants venus de tout le pays, et de stimuler le développement universitaire local dans chaque province.


Un virage attendu pour les étudiants gabonais


La question du logement étudiant est un vieux serpent de mer dans le paysage universitaire gabonais. Depuis des années, les campus universitaires font face à un manque criant de résidences, poussant de nombreux étudiants à se loger dans des conditions précaires, souvent loin des établissements d’enseignement.


En initiant ce projet, la nouvelle direction du CNOU cherche à mettre fin à une décennie de difficultés. Le document souligne que cette décision s’inscrit dans la continuité du Conseil des ministres du 8 septembre 2025, au cours duquel il avait été décidé de faire du logement universitaire une priorité nationale.


Zora Kassa Epse Nzigou, fraîchement nommée à la tête du CNOU, s’est engagée à traduire cette vision en actions concrètes. « Notre ambition est d’offrir à chaque étudiant gabonais un cadre de vie digne, propice à l’étude et à l’épanouissement personnel », a-t-elle affirmé lors de la rencontre.


Le soutien du ministère du Logement


Le ministre Ludovic Megne Ndong a, pour sa part, réitéré le soutien total du ministère du Logement à cette initiative, qu’il qualifie de « structurante et sociale ».
Son département travaillera main dans la main avec le CNOU pour identifier, sécuriser et mettre à disposition les espaces fonciers nécessaires à la réalisation du projet.


Le but est de créer un cadre institutionnel clair, garantissant la disponibilité des terrains, l’intégration urbaine des futurs campus et la cohérence avec les plans d’aménagement régionaux.
Ces nouvelles infrastructures accueilleront non seulement des résidences, mais aussi des espaces pédagogiques, culturels et sportifs, afin de créer de véritables écosystèmes universitaires modernes.


Un projet aligné sur la vision du Chef de l’État


Au-delà de la dimension technique, cette initiative s’inscrit pleinement dans la vision politique du Chef de l’État, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, qui prône un renforcement du système éducatif et une amélioration des conditions de vie des étudiants.
Le gouvernement souhaite ainsi investir dans la jeunesse, considérée comme un pilier central du redressement national.


« Ce projet symbolise la nouvelle dynamique du Gabon : bâtir sur l’humain avant tout », commente un cadre du ministère.
En favorisant l’accès à des logements décents, le CNOU et le ministère du Logement espèrent réduire les inégalités sociales entre étudiants, tout en contribuant à l’attractivité des universités régionales.


Des retombées économiques et sociales attendues


La construction de ces campus aura également des retombées économiques majeures pour les localités concernées.
Les chantiers devraient mobiliser plusieurs entreprises gabonaises du BTP, créant des emplois directs et indirects, tout en dynamisant les activités locales (transport, restauration, services).


À plus long terme, la présence d’infrastructures universitaires dans ces zones favorisera l’installation de commerces, de logements et d’activités culturelles, transformant certaines villes en pôles de développement régional.


De plus, la décentralisation des universités pourrait désengorger Libreville, réduire le coût de la vie pour les étudiants et rééquilibrer la répartition de la population estudiantine à travers le pays.


Vers un modèle universitaire gabonais durable


Au-delà des bâtiments, c’est toute une philosophie de l’enseignement supérieur que ce projet veut redéfinir.
Les nouveaux campus devront répondre à des critères de durabilité, d’efficacité énergétique et d’accessibilité.
Ils intégreront des solutions écologiques gestion des eaux usées, énergie solaire, espaces verts pour faire des campus de demain de véritables modèles d’urbanisme universitaire responsable.


Ce projet marque aussi une rupture institutionnelle : désormais, le CNOU veut être perçu non plus comme un simple gestionnaire de cités universitaires, mais comme un acteur majeur du développement étudiant et territorial.


Un chantier de longue haleine mais porteur d’espoir


Certes, la mise en œuvre de ce vaste programme nécessitera du temps, des moyens financiers et une coordination interinstitutionnelle rigoureuse.
Mais les signaux envoyés par les autorités semblent clairs : le gouvernement veut rompre avec les lenteurs du passé et poser les bases d’un système universitaire moderne.


« L’étudiant gabonais mérite mieux que des promesses, il mérite des murs, des bancs et un avenir », confiait un représentant du CNOU en marge de la rencontre.
Si le projet aboutit, il pourrait constituer l’un des tournants majeurs de la politique sociale du Gabon post-transition.

Par Rédaction TV+ AFRIQUE

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