DEUX NOUVEAUX CONTRATS PÉTROLIERS
Le secteur pétrolier gabonais connaît une nouvelle donne. Ce mardi, le ministre du Pétrole et du Gaz, Sosthène Nguema Nguema, et le représentant de la société britannique Pilgrim Exploration Limited, Simon John Barry, ont signé à Libreville deux Contrats d’Exploration et de Partage de Production (CEPP) pour les blocs offshore profonds Ndjila (CD2) et Mpari (CD3). Une opération qui s’inscrit dans la stratégie de relance du bassin sédimentaire gabonais, véritable bouffée d’oxygène pour une production nationale en perte de vitesse.
Lors de la cérémonie, Simon John Barry n’a pas tari d’éloges sur
« le début d’un partenariat stratégique et orienté vers les résultats »
Il a souligné que ces deux blocs représentent des actifs à fort potentiel, capables de servir de catalyseurs à la croissance énergétique du pays. Pour le représentant de Pilgrim, le Gabon dispose d’une belle carte à jouer dans le domaine de l’énergie. Il a assuré que sa société ne compte pas lésiner sur les moyens pour garantir le transfert de technologies, la création d’emplois durables et le renforcement des compétences locales.
« Nous croyons dans l’avenir du Gabon, un producteur d’or noir qui a le vent en poupe en Afrique »
a-t-il déclaré, visiblement confiant.
Le ministre Sosthène Nguema Nguema a, lui aussi, exprimé son optimisme. Selon lui, ces nouveaux accords pourraient ouvrir la page d’une reprise solide du secteur pétrolier, en contribuant à stabiliser la production nationale. Il a rappelé que le pétrole représente près de 45 % du PIB gabonais, et que le gouvernement, sous l’impulsion du Président Brice Clotaire Oligui Nguema, entend faire de ce secteur un levier de souveraineté économique.
Le ministre a également insisté sur le respect des lois gabonaises, notamment celles liées au contenu local. Il a souligné que
« l’époque où certaines entreprises contournaient les règles doit prendre fin »
Avec ces signatures, le Gabon affiche sa volonté de donner une seconde jeunesse à son secteur pétrolier, qui reprend de plus belle après une période de ralentissement.
“Le bassin sédimentaire gabonais demeure l’un des plus prometteurs d’Afrique centrale, grâce à sa diversité géologique, à la présence avérée d’hydrocarbures dans le pré-sel et à son potentiel offshore profond encore peu exploré. La signature des CEPP Ndjila et Mpari avec Pilgrim Exploration marque une étape stratégique vers la relance du secteur. Ce partenariat associe expertise technologique et engagement en faveur du contenu local, offrant au Gabon l’opportunité de stabiliser sa production, attirer davantage d’investissements étrangers et renforcer durablement sa souveraineté énergétique”
souligne une source proche du dossier.
Ce regain d’activité est un baume au cœur pour l’économie nationale. En misant sur la diversification énergétique, le pays montre qu’il a plusieurs cordes à son arc.