21 % DES HOMMES ET 23,6 % DES FEMMES
Dans la province du Woleu-Ntem, au nord du Gabon, la lutte contre le VIH/Sida reste un enjeu de santé publique et un combat qui ne doit pas tourner au vinaigre. Le Programme provincial de lutte contre le VIH/Sida et le Centre de Traitement Ambulatoire (CTA) d’Oyem travaillent d’arrache-pied pour faire reculer cette maladie qui continue d’affecter des milliers de vies. Mais les nouvelles ne sont pas roses. Depuis l’année dernière, les équipes ont constaté une recrudescence des nouvelles infections : environ un cinquième des consultations s’avèrent positives, avec 21 % des hommes et 23,6 % des femmes testées séropositives.
Portant il y a quelques années, l’horizon semblait se dégager. Les efforts conjoints des équipes médicales avaient commencé à portent leurs fruits : la prévalence du VIH était passée de 7,2 % dans les années antérieures à 3,5 % depuis 2021. Un résultat encourageant. Mais actuellement, la vigilance doit reprendre de plus belle.
« Nous travaillons en étroite collaboration avec le CTA d’Oyem, chargé du curadisme, pour renforcer la prise en charge et la prévention »
explique la coordinatrice du programme.
La tranche d’âge la plus touchée va de 15 à 49 ans. Avant même la réalisation du test, chaque patient bénéficie d’un accompagnement psychologique.
« Nous préparons la personne à recevoir son résultat, quel qu’il soit »
confie le psychologue du CTA à Gabon 1ère. Cette étape, souvent très importante, permet de réduire l’angoisse et d’instaurer un climat de confiance. En cas de résultat positif, une attention particulière est accordée à l’état émotionnel du patient : rassurer, expliquer, orienter, autant d’actions essentielles pour amorcer la prise en charge.
Limiter les nouvelles infections reste la priorité. Les campagnes de sensibilisation insistent sur la prévention : usage du préservatif, dépistage régulier, et prévention mère-enfant. Les messages doivent être gardés en mémoire : connaître son statut, c’est se protéger et protéger les autres. D’ailleurs, les chiffres parlent d’eux-mêmes : une personne sous traitement a moins de 1 % de risque de transmettre le virus à son partenaire ou à son enfant.
Les professionnels de santé du Woleu-Ntem ne comptent pas lésiner sur les moyens pour endiguer le spectre du VIH/SIDA.