ENQUÊTE AU POINT MORT
À Libreville, l’enlèvement de la petite Birika Bibana Angui continue de bouleverser les cœurs. Plus d’un mois après sa disparition, survenue le 18 septembre 2025 dans le quartier Beau-Séjour, l’enquête tourne en rond. Malgré les efforts conjugués des autorités, aucune avancée notable n’a été signalée. Le silence des rues contraste avec l’angoisse d’une famille qui ne sait plus vers qui se tourner.

Sur les lieux du drame, un véritable silence de cathédrale règne. C’est ici que la fillette, âgée d’à peine un an, a été enlevée alors que sa mère était au travail. Kelane Obone Eyimi, la maman, se souvient encore de cette journée tragique :
« Je suis partie, je l’ai laissée à la maison avec sa petite robe rouge. Quand on m’a appelée pour dire qu’on ne retrouvait plus l’enfant, j’ai cru que c’était une mauvaise blague »
Depuis ce jour, sa vie s’est figée dans l’attente et la douleur.
Les recherches menées par la police semblent au point mort. Les habitants du quartier affirment n’avoir vu ni entendu quoi que ce soit. Certains dénoncent même une obstruction à l’enquête, parlant d’un manque de coordination entre les services.

« Chaque jour, je tourne en rond, je ne dors plus. Quand je me réveille, je crois encore qu’elle va venir me faire un bisou comme avant, mais elle n’est pas là »
confie la jeune mère, les larmes aux yeux.
“L’enquête sur la disparition de la petite Birika Bibana doit être relancée avec rigueur. Il faut reprendre les premières heures : interroger tous les voisins du quartier Beau-Séjour, examiner les relevés téléphoniques du 18 septembre. Les déplacements suspects dans la zone doivent être recoupés avec les témoignages. À Libreville et dans les villes voisines, les gares, marchés et axes routiers doivent être inspectés. Les services de renseignement doivent explorer la piste d’un réseau d’enlèvements d’enfants. Un appel national à témoins et une cellule mixte police–gendarmerie sont indispensables pour remonter jusqu’aux coupables”
souligne un habitué des enquêtes.
À Beau-Séjour comme dans les quartiers voisins, la peur s’installe. Les habitants demandent plus de patrouilles et de transparence dans l’enquête. Les proches espèrent que la vérité éclatera au grand jour et que les responsables de cet enlèvement seront retrouvés.

Kelane garde pourtant une lueur d’espérance :
« Il n’y a que Dieu qui peut intervenir dans cette histoire. Mais j’espère que les autorités vont nous aider à retrouver mon bébé »
Entre prières, larmes et appels à l’aide, la famille Bibana vit au rythme d’une attente insupportable. Un mois plus tard, l’enquête piétine.