SEEG : PLACE À LA PERFORMANCE, LE GABON ACCÉLÈRE LA TRANSFORMATION
Face au double défi du stress hydrique et énergétique, le gouvernement gabonais passe à la vitesse supérieure. Sous l’impulsion du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, le Ministère de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie engage une série de réformes profondes destinées à moderniser la gouvernance du secteur et à redonner de la performance à la SEEG.
Confronté depuis plusieurs années à des difficultés structurelles — déficit d’investissements, équipements vieillissants et maintenance insuffisante — le secteur de l’eau et de l’énergie entre dans une phase de mutation. Objectif : moderniser le cadre institutionnel, séparer les activités Eau et Énergie, et rationaliser la gouvernance pour garantir un service public fiable et durable.
Des avancées déjà visibles à la SEEG
Parmi les résultats majeurs, le Conseil des Ministres a salué la levée de l’administration provisoire de la SEEG et la nomination d’une nouvelle équipe dirigeante.
L’entreprise, en pleine restructuration, a réduit ses directions de 53 à 16, une mesure destinée à améliorer l’efficacité et la réactivité.
Des actions de réaffectation du personnel, de départs à la retraite et de sanctions disciplinaires contre les auteurs de fraudes ont également été menées.
Résultat : une baisse progressive de la masse salariale, passée de 24 % à un objectif cible compris entre 12 et 15 %.
Vers deux sociétés distinctes : Eau et Énergie
La séparation des activités de la SEEG suit son cours. Les études techniques et juridiques sont déjà bien avancées, incluant la certification des comptes, l’évaluation patrimoniale, la détermination de l’actionnariat et la création juridique des nouvelles entités.
Cette étape vise à clarifier les missions et responsabilités de chaque filière pour mieux répondre aux besoins des populations.
Une architecture institutionnelle repensée
La réforme prévoit également une fusion entre la Société de Patrimoine et Gabon Power Company (GPC), ainsi que l’intégration du CNEE et de la SETEG au sein des nouvelles structures.
Autant de mesures destinées à créer un écosystème cohérent, mieux structuré et capable de relever les défis de la production, de la distribution et de la maintenance des infrastructures.
Un engagement pour la durabilité
En plaçant la réforme du secteur de l’eau et de l’énergie au cœur de ses priorités, le gouvernement affirme sa volonté de garantir à chaque citoyen un accès équitable, durable et sécurisé à ces services essentiels.
Ces réformes structurantes traduisent une ambition claire : faire du Gabon un modèle régional de gestion intégrée et performante des ressources en eau et en énergie.