“SI ON A DES PREUVES”
La ministre de la Mer, de la Pêche et de l’Économie bleue s’est rendue au Centre d’appui à la pêche artisanale de Libreville (Capal) ce 22 octobre 2025 pour échanger avec le directoire sur les activités de la structure, avant de rencontrer les représentants des coopératives issues des communautés étrangères. Une série de discussions marquées par la franchise, la fermeté et une volonté affichée de redonner au secteur halieutique toute sa vitalité.
Au Capal, les échanges ont tourné autour du fonctionnement interne de la structure, souvent critiquée pour ses lenteurs et sa gestion en dents de scie. La ministre a tiré à boulets rouges sur les pratiques qu’elle juge contraires à la bonne gouvernance et a rappelé que le Capal devait être un outil de développement, non un nid d’arrangements opaques.
« Il s’agit aujourd’hui d’implémenter, de manière effective, la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui œuvre à rendre aux Gabonais leur dignité »
a-t-elle martelé, déterminée à tordre le cou aux vieilles habitudes.
Les plaintes des populations et des mareyeuses gabonaises sur la qualité du service et la rareté du poisson local ont été au cœur des discussions. Pour la ministre, il n’est plus question de laisser prospérer les entorses à la réglementation. Ceux qui refusent de vendre leurs produits aux Gabonaises ou qui contournent les circuits officiels seront désormais dans le collimateur du ministère.
« Si on a des preuves qu'un pêcheur a refusé de 5:04 vendre de poisson à une mariseuse gabonaise, il va être sanctionné »
a-t-elle averti, sous les regards graves des représentants des coopératives étrangères.
Ces derniers ont reconnu la nécessité de redresser la barre.
« Nous avons bien compris ses conseils, et nous ferons de notre mieux pour sensibiliser nos pêcheurs »
ont-ils affirmé dans un ton conciliant.